Lâché par l'Etat français, Ghosn fait appel du refus de sa libération sous caution

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JUSTICE - Sous le coup de trois inculpations, pour abus de confiance et autres malversations financières, Carlos Ghosn est actuellement en détention provisoire jusqu'au 10 mars au moins.

Les avocats de Carlos Ghosn ont fait appel du refus de libérer leur client sous caution, a annoncé jeudi 17 janvier le tribunal de Tokyo. Le PDG de Renault est incarcéré au Japon depuis près de deux mois et son procès n'aura pas lieu avant plusieurs mois. Carlos Ghosn, sous le coup de trois inculpations, pour abus de confiance et autres malversations financières, est actuellement en détention provisoire jusqu'au 10 mars au moins. C'est pourquoi ses avocats ont fait appel et demandent sa libération sous caution.

Lâché par l'Etat français

La semaine passée, à sa demande, Carlos Ghosn a pu défendre pour la première fois sa cause lors d'une comparution exceptionnelle. Amaigri et menotté jusqu'à l'entrée dans la salle d'audience, il s'était dit "faussement accusé", démentant les allégations point par point. 

Pour autant, sa demande de remise en liberté n'avait pas été acceptée. Les procureurs ont argué auprès du juge qu'étant le plus souvent basé à l'étranger, Carlos Ghosn pourrait être tenté de se soustraire à la justice japonaise.  D'où son maintien en détention. Faux répondent ses avocats. Il n'a ni l'intention de dissimuler ou de détruire des preuves ni l'idée de fuir.  

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L'Etat français premier actionnaire du groupe au losange, a officiellement lâché Carlos Ghosn mercredi, en demandant la nomination d'un successeur dans les prochains jours pour prendre la tête du constructeur automobile. Il va ainsi perdre son dernier titre, celui de PDG de Renault. Nissan et Mitsubishi l'ont révoqué du poste de président de leurs conseils d'administration dès fin novembre.

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