Le chef de Boko Haram est mort, selon l'armée nigériane

Le chef de Boko Haram est mort, selon l'armée nigériane
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TERRORISME – Selon l'armée nigériane, le leader de l'organisation islamiste Boko Haram serait mort. Aucune précision n'a toutefois été donnée sur les conséquences, et même la date de cette mort.

Le chef de Boko Haram est-il mort ? Et si oui, quand ? L’armée nigériane a annoncé mercredi que l'illuminé leader du groupe islamiste Boko Haram, Abubakar Shekau , responsable entre autres du rapt de plus de 200 lycéennes , était mort. Ce n'est pas la première fois qu'une telle information circule, mais jamais elle n'avait été donnée par l'armée nigériane, engagée depuis plusieurs mois dans une vaste offensive contre l’organisation terroriste. Cette dernière n'a toutefois pas fourni de précisions sur le lieu et, surtout ,la date de cette disparition.

En outre, un autre chef islamiste "agissant ou se faisant passer dans des vidéos comme le défunt Abubakar Shekau", a été tué dans des combats avec les militaires à Konduga, dans le nord-est du Nigeria, a affirmé le porte-parole national de l'armée, le général Chris Olukolade.

Des prêches délirants

Des habitants des communautés locales "ont corroboré les informations sur l'identité de ce Bashir Mohammed, alias Abubakar Shekau, alias Abacha Abdullahi Geidam, alias Damasack, etc...", a précisé le porte-parole lors d'une conférence de presse.

Difficile dans ces conditions de savoir qui apparaissait réellement dans les vidéos que le groupe terroriste a diffusées à plusieurs reprises suite à des attaques ou l'enlèvement, mi-avril, des lycéennes de Chibok. Des images où l'on pouvait voir Abubakar Shekau ou un membre de l'organisation se faisant passer pour lui se lancer dans des prêches enflammés, voire délirants, allant jusqu'à menacer des responsables occidentaux morts, tels que Margaret Thatcher ou Jean-Paul II.

Les lycéennes de Chibok toujours captives

Sous la responsabilité d'Abubakar Shekau, Boko Haram, dont il a pris la tête à la mort de son fondateur Mohammed Yusuf en 2009, a multiplié les exactions, procédant à des attaques sanglantes au Nigeria contre des bâtiments officiels, des églises, des mosquées mais aussi des écoles et des universités, y massacrant les étudiants comme dans un lycée agricole de Damaturu, dans le nord-est du pays, où plus de 50 jeunes ont été massacrés en 2013.

L'enlèvement de plus de 200 lycéennes mi-avril à Chibok, près de la frontière camerounaise, a provoqué une vague d'indignation internationale. Malgré cette mobilisation et l'intervention de l'armée nigériane, les captives n'ont toujours pas retrouvé la liberté. Mardi, l'armée nigériane a d'ailleurs démenti une information laissant entendre qu'une partie des lycéennes pouvaient avoir été libérées et conduites dans une caserne militaire.

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