Le fait divers du jour : Panique à la morgue après le réveil d'un "mort"

RESURRECTION - Un jeune homme déclaré mort, dont le corps était conservé dans une morgue kényane, s'est réveillé. Réchappé in extremis de la chambre froide, il va mieux et regrette de s'être "suicidé".

Comme dans un mauvais film d'horreur, croyant sans doute au réveil d'un zombie, le personnel de l'hôpital du district de Naivasha, au nord de Nairobi, a eu une belle frayeur en entendant de curieux bruits dans l'une des chambres froides de la morgue. A l'intérieur, Paul Mutora, 24 ans, qui était promis à l'embaumement, mais n'était qu'endormi.

Revenu des morts vingt heures après

Loin de porter secours au "mort-vivant" dont le corps était conservé au frais avant d'être embaumé, les employés de la morgue, terrorisés, ont pris leurs jambes à leur cou, racontent les média kenyans , avant de se raviser. Heureusement pour le jeune homme qui tous comptes faits ne regrette pas d'avoir raté son suicide.

Mardi après-midi, après une dispute avec son père durant laquelle il avait menacé de mettre fin à ses jours, Paul Mutora avait ingurgité de l'insecticide. Hospitalisé dans un état grave, il avait été déclaré mort le lendemain à 23 heures après une brusque dégradation de son état. Envoyé à la morgue, le jeune homme s'est réveillé jeudi, près de vingt heures après que son coeur ait apparemment cessé de battre.

Des antipoisons efficaces, mais trompeurs ?

Une enquête est en cours pour déterminer comment une telle erreur a pu être commise. D'après le Dr Joseph Mburu, directeur de l'établissement, il est possible que les médicaments administrés au patient aient provoqué un fort ralentissement de son rythme cardiaque et la dilatation des pupilles, signes trompeurs du décès.

Il s'en est fallu de peu. Le patient a "ressuscité" juste avant que son corps ne soit embaumé, a précisé le directeur. Au lieu de cela, bien vivant, il a été transféré dans un autre service de l'hôpital où il récupère. Désormais hors de danger, le suicidaire a présenté ses excuses à son père et promet de prendre soin de sa femme et de leur enfant. "C'était une erreur dès le départ", a-t-il dit. Une erreur grave, un défaut de soin, c'est aussi ce dont sa famille accuse le personnel de l'hôpital.

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