Le fait divers du jour : pour s'éviter une pension alimentaire, il envoie un autre homme faire son test de paternité

Le fait divers du jour : pour s'éviter une pension alimentaire, il envoie un autre homme faire son test de paternité

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ROYAUME-UNI - Thomas Kenny, un Britannique de 25 ans, a été condamné pour fraude. Refusant de payer une pension alimentaire pour l’enfant qu’il a eu avec sa maîtresse, il a envoyé un collègue de travail lui ressemblant un peu faire le test ADN à sa place.

Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour...

Il faut croire que certains ne reculent devant rien pour éviter d’avoir à payer une pension alimentaire… Thomas Kenny, un Britannique de 25 ans adepte des ies bodybuildés, vient d’être condamné par un tribunal de Birmingham (centre de l’Angleterre) pour avoir envoyé un autre homme subir un test de paternité à sa place afin d’éviter d’avoir à assumer une pension alimentaire, rapportent plusieurs médias outre-Manche, dont nos confrères de l’ édition britannique de Metro .

Les faits remontent à quelques années. Alors qu’il était engagé dans une relation longue, qui lui a donné deux enfants, le jeune homme voyait une autre femme. Cette dernière est tombée enceinte fin 2012, et cet habitant de Shirley (non loin de Birmingham) a insisté pour qu’elle avorte. Sans succès. Il a alors promis qu’il ferait tout pour éviter de payer pour cet enfant. En juin 2013, quand l’agence britannique en charge des allocations familiales a exigé qu’il fasse un test de paternité, il a envoyé un autre homme - vraisemblablement un collègue qui lui ressemblait vaguement - le faire à sa place. Problème : il se fait attraper.

"Complètement malhonnête et hautement manipulateur"

"Il est difficile d’évaluer combien vous auriez évité de payer en vous défaussant à charge de l’Etat, mais cela représenterait au moins 5000 livres sterling si vous restiez sans emploi pour les 18 prochaines années de la vie de cet enfant", a lancé le juge Philip Parker QC au jeune homme lors du procès. "Je sais que l’on dit que vous êtes un père aimant pour les deux enfants que vous avez avec votre relation de longue date, mais ce cas montre que vous étiez prêt à désavouer votre propre enfant pour un gain financier. Moralement, vous ne pouvez pas tomber plus bas que ça." Et le juge de résumer : "Les faits montrent que vous pouvez être complètement malhonnête et hautement manipulateur."

"C’est de toute évidence un jeune homme qui a fait une grosse erreur en raison de circonstances personnelles et de la menace de perdre le contact avec les deux enfants issus de sa première relation", a en retour défendu son avocate, Heidi Kubic. "C’est un homme qui a subi un énorme stress". Thomas Kenny a admis les faits. Reconnu coupable de fraude, il a été condamné à une peine de prison de six mois suspendue pour douze mois, et devra payer 885 livres de dommages et intérêts et 500 livres de frais de procès. De son côté, si l'histoire ne dit pas si Thomas Kenny voit son enfant "illégitime", son ex-maîtresse, elle, a bien précisé qu'elle ne voulait plus jamais avoir affaire à lui.

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