Le fait divers du jour - Un détenu perd l’usage de son pénis après une érection de six jours

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ETATS-UNIS - Un homme a porté plainte contre la prison de Manhattan, qui l’a laissé sans soins pendant une semaine malgré une érection qui a duré six jours. Les séquelles sont irréversibles.

Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour…

Il se dit aujourd’hui détruit. Rodney Cotton, 51 ans, a porté plainte en août 2011 contre l’établissement pénitentiaire de Manhattan à New York, dans lequel il était détenu pour violation de liberté conditionnelle. Arrêté après s'être rendu dans son ancien logement où il avait interdiction d’aller, il est incarcéré et placé sous antidépresseurs. Mais le traitement, aux multiples effets secondaires, lui provoque après trois semaines une érection douloureuse et inextinguible.

Le prisonnier réclamant des soins au bout de plusieurs heures dans cet état, un premier médecin lui administre un analgésique à base de codéine ainsi qu’un sac de glace pour soulager son pénis. Mais Rodney Cotton, en larmes dans sa cellule tant la douleur est insupportable, demande à aller aux urgences de la prison. Un surveillant lui répond alors qu’il doit attendre que le week-end passe et le dirige vers un second médecin le lendemain, qui lui donne le même traitement que le premier. Atteint de priapisme, son érection durera six jours. 

Les points de sutures restent collés à son sexe

L’homme finit par être pris en charge après que sa mère et son pasteur ont contacté le ministère des services correctionnels. Il est alors emmené au Bellevue Hospital Center mais il est déjà trop tard... Le Dr Rasheeda Hall, qui le prend en charge, ne peut que constater les dégâts : "Oh mon Dieu, je n’arrive pas à croire qu’ils vous aient laissé dans cet état tout ce temps", dit-elle à Rodney Cotton.

Après l’avoir opéré, la doctoresse doit néanmoins annoncer à son patient qu’il n'aura plus jamais d'érection. Mais son calvaire ne s’arrête pas là : les points de suture, censés se résorber seuls après quelques jours, restent incrustés et collés à son sexe. Ils lui seront retirés à vif, sans anesthésie. Libéré deux ans et demi plus tard, l'homme blessé est aujourd’hui en procès contre "la prison qu’il lui a fait perdre sa virilité et une partie de lui", a-t-il confié au DNAinfo.

Rodney Cotton attend aujourd'hui la fin de son procès, prévue le 6 juillet prochain, pour retourner à Atlanta rejoindre sa fille. Car il sait que son couple ne tiendra pas : "Ma compagne me laissera tomber. Je ne peux la satisfaire, aussi bien physiquement que moralement. Elle est là pour l’instant mais je sais que ce n’est qu’une façade. Je suis ruiné." De son côté, le département de la Santé de la ville a indiqué qu’il ne renouvellera pas son partenariat avec le cabinet médical qui exerce au sein de la prison, sans pour autant se prononcer sur le cas de Rodney Cotton.

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