Le fait divers du jour : un père poursuivi pour avoir harcelé le meurtrier de sa fille de 14 ans

Le fait divers du jour : un père poursuivi pour avoir harcelé le meurtrier de sa fille de 14 ans

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ANGLETERRE – Paul Baker, un père de famille, a été traîné devant les tribunaux après avoir harcelé le tueur de sa fille Liberty. "Un choc" pour ce père endeuillé qui a perdu "foi dans les services de police".

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Liberty Baker a perdu la vie après avoir été frappé par une voiture en allant à l'école le 30 juin 2014, à Witney dans le Oxfordshire (Angleterre). La jeune fille est décédée des suites de ses blessures à l'hôpital. Deux autres personnes ont également été blessées dans la collision : une jeune fille de 14 ans et un homme de 54 ans. Le coupable ? Un automobiliste dangereux sous l'emprise du cannabis répondant au nom de Robert Blackwell, âgé de 19 ans. "Je suis désolé, tout est de ma faute, c'est arrivé si vite", avait alors affirmé le tueur après l'accident. En avril dernier, le jeune homme a entamé une peine de 4 ans en prison pour la mort de l'adolescente.

"Un choc" pour ce père de famille

Mais l'affaire ne s'est pas arrêtée là. Une semaine après la fin de la peine d'emprisonnement du meurtrier, le père de Liberty a été appelé à comparaître devant le tribunal d'instance de Bandhury. La raison invoquée : il aurait harcelé le meurtrier de sa fille. "Un choc" pour ce père de famille endeuillé accusé de harcèlement par les parents de Robert Blackwell.

Paul Baker se défend en affirmant qu'il avait "rencontré à plusieurs reprises la famille de Robert Blackwell par hasard car son lieu de travail était près de leur maison". "Nous avons seulement échangé, il n'y avait rien de violent, je parlais de manière calme", rapporte The Mirror . "Je voulais seulement savoir ce qui s'était passé", confie le père de Liberty.

"Je suis juste coupable de ma propre douleur"

Paul Baker a déclaré avoir "perdu foi dans les services de police et judiciaire". "Je suis juste coupable de ma propre douleur, voilà tout", déclare-t-il au Mirror. Dans un communiqué, la police a affirmé que "les plaintes ont été déposées en février cette année mais sont liées à une période entre juillet 2014 et février 2015. Ces plaintes ne pouvaient ainsi être prouvées." L'assignation a ainsi été retirée avec confirmation de la cour lundi dernier. La police a néanmoins déclaré que "cette affaire sensible devait faire l'objet d'une enquête".

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