Le fait divers du jour : une cantatrice ne peut plus chanter à cause... de flatulences

Le fait divers du jour : une cantatrice ne peut plus chanter à cause... de flatulences

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ETATS-UNIS – Une chanteuse lyrique, dont l'accouchement s'est mal déroulé, a dû mettre un terme à sa carrière en raison des troubles post-opératoires sévères. Aujourd'hui, elle réclame au gouvernement américain 2,5 millions de dollars en réparation du préjudice subi.

Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour...

Ce devait être un jour empli de bonheur. Mais l’accouchement de la chanteuse d'opéra, Amy Herbst, en février 2012, dans un hôpital militaire du Kentucky, s'est mal terminé, rapporte le New York Daily News . Afin de libérer son bébé, l'artiste a subi une épisiotomie - une opération consistant à couper le tissu séparant le vagin de l'anus – qui a entraîné de lourdes séquelles. Des troubles suffisamment handicapants, affirme-t-elle, pour la contraindre à mettre un terme à sa lucrative carrière. Après l'accouchement, cette mezzo-soprano, âgée de 33 ans, a en effet connu des problèmes d'incontinence, mais également d'importantes flatulences, rendant impossible la pratique de son métier de chanteuse lyrique.

"Des alternatives existent", argue son avocat

Accusant le personnel de l'hôpital militaire d'avoir bâclé son intervention, la chanteuse et son mari, un ex-sergent de l'armée, poursuivent aujourd’hui le gouvernement. Ils lui réclament la somme de 2,5 millions de dollars pour négligences, ainsi que pour le préjudice subi en termes de douleur, de souffrance, de honte et pour la perte de revenus liée à l'arrêt de sa carrière. La victime affirme notamment qu'à aucun moment on ne lui a expliqué les tenants et aboutissants de cette opération, ni demandé son consentement. Or pour l’avocat du couple, Charles Allen, "il existe des alternatives à l'épisiotomie plus sûres, que l'hôpital n'a jamais essayées".

Si une opération reconstructive est possible, selon l'avis donné à Amy Herbst par les chirurgiens du Centre médical de l'Université Vanderbilt, précise le média Military Times , celle-ci ne peut totalement régler les désagréments que continue de subir la cantatrice. Notamment "les problèmes de flatulences", selon un spécialiste interrogé par le Daily Mail . Par ailleurs, en cas de nouvelle grossesse, elle serait contrainte de subir une césarienne au moment de l'accouchement. Dans ces conditions, la chanteuse a décidé qu'elle attendrait le jour où elle serait sûre de ne plus avoir d'enfants pour subir cette intervention chirurgicale.

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