Le FN québecois contraint de changer de nom sous la pression de Marine Le Pen

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FRONT NATIONAL - Le parti frontiste québecois a annoncé vendredi qu'il allait changer de nom, après sa mise en demeure par le Front National français. Ce dernier l'accuse d'"usurpation" de son nom et de son image.

Un nom pour deux partis, ce n'est pas vraiment du goût de Marine Le Pen. Cette dernière accuse le Front National québecois de s'être inspiré trop largement de son nom et de son logo. Résultat, le parti canadien a annoncé vendredi 4 novembre qu'il allait changer de nom, comme le rapporte le journal canadien La Presse. Il s'appelera donc désormais l'Alliance nationale réformiste du Québec. 


Daniel Boucher, président du parti, a assuré au journal qu'il ne souhaitait pas s'engager dans des poursuites judiciaires avec la frontiste française. "Je démarre un nouveau parti politique", a-t-il indiqué. "Je n'ai pas vraiment d'énergie pour me battre avec le Front national. À ce moment-là, c'est plus facile d'acheter la paix".


Parmi les propositions du FNQ, créé en octobre, on trouve notamment la volonté de rendre le Québec indépendant mais aussi de détruire les mosquées et d'interdire l'islam, comme le rapporte La Presse. Le parti espère bien présenter des candidats lors des élections générales de 2018, l'équivalent des legislatives françaises.

Ma cliente dénonce de la façon la plus véhémente cette usurpation de son nom, de son image, de celle de son partiAvocate de Marine Le Pen

L'avocate de Marine Le Pen, Me Ghislain Dubois, a donné 48h au parti québecquois pour changer de nom et de logo. "Ma cliente dénonce de la façon la plus véhémente cette usurpation de son nom, de son image, de celle de son parti, ainsi que le contenu (des) déclarations et (du) programme qu'elle condamne tant dans le fond que dans la forme, singulièrement en ce qui concerne l'Islam".


Daniel Boucher avait confié à La Presse que la visite de l'élue Française en mars dernier au Québec l'avait convaincu de lancer son mouvement. Un problème pour le parti français, explique Me Dubois, pour qui "il y a, pour ne pas faire peur à l'électorat français du Québec, une nécessité de se démarquer de ce genre de personnage et de tentatives de récupération."

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