Il était une fois le forum économique mondial de Davos, la grand-messe du gotha international

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GRATIN – Réunion annuelle des principaux dirigeants économiques et politiques internationaux, le forum économique mondial de Davos ouvre ses portes ce mardi dans la station cossue des Alpes suisse. À quoi sert l’événement ? Qui y participe ? Éléments de réponse.

Quatre jours durant lesquels les projecteurs sont braqués sur les Alpes suisses. Considéré comme la grand-messe annuelle des élites économiques et politiques de la planète, le Forum économique mondial (FEM) de Davos version 2018 démarre ce mardi 23 janvier dans la chic petite ville du canton des Grisons. L’événement, qui s’achève vendredi 26 janvier, doit accueillir quelque 3000 personnes, des patrons, des millionaires et près de soixante-dix chefs d'Etat ou de gouvernement. 


Outre Donald Trump, dont la participation est toujours incertaine, sont notamment attendus pour cette 48e édition : le président français Emmanuel Macron, la Première ministre britannique Theresa May, celui du Canada Justin Trudeau ou de l’Inde Narendra Modi, mais aussi le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu ou encore le roi d’Espagne Felipe VI. L'occasion de discuter des grands enjeux du monde et, éventuellement, de conclure des affaires dans une ambiance feutrée.

Créé en 1971 par l'économiste allemand Klaus Schwab, le Forum économique mondial, qui a son siège à Genève, ambitionne, selon ses statuts, d’"améliorer l’état du monde". Un vaste projet auquel l’institution consacre environ de 200 millions chaque année, essentiellement pour l’organisation du sommet de Davos. "On n'a jamais eu autant besoin d'une organisation impartiale qui puisse bâtir la confiance dans un contexte géopolitique où un nombre croissant d'acteurs veulent avoir leur mot à dire", estimait le président du FEM Børge Brende, ancien chef de la diplomatie norvégienne, au moment de sa nomination en septembre.  


Rendez-vous incontournable du gotha, le FEM est souvent émaillé de manifestation d'opposants qui l'accuse de promouvoir une vision exclusivement capitaliste et libérale du monde, réunissant les seuls riches et puissants. Il faut dire qu'y participer représente un budget conséquent : les 1000 plus grosses entreprises du monde selon le classement du magazine Fortune (basé sur leur chiffre d'affaires) s'acquittent d'une cotisation annuelle de 42.500 francs suisses (28.800 euros) pour être membres du WEF puis de 19.638 francs suisses (13.300 euros) pour le membre de leur direction qui se rend à Davos, soit près de 45.000 euros minimum pour venir. Suffisant pour freiner les plus enhardis. 


La réunion n’est toutefois pas qu’une question d’argent. Et plusieurs fois, elle a même permis des avancées concrètes : en 1992, en plein apartheid, le président sud-africain Frederik de Klerk y a ainsi rencontré son successeur Nelson Mandela, tandis qu’en 1994, Shimon Peres et Yasser Arafat étaient parvenus à un accord de paix pour faire cesser les combats à Gaza. 

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