Le Français Salim Benghalem visé par les frappes françaises en Syrie

International
DJIHAD – Le Français Salim Benghalem, responsable de l'accueil des francophones au sein groupe Etat islamique, aurait été visé lors des frappes françaises en Syrie, annonce Le Monde samedi 17 octobre. Les autorités refusent de confirmer cette information.

Salim Benghalem a-t-il été ciblé par les frappes françaises en Syrie ? Selon des informations du Monde, ce djihadiste français, responsable de l'accueil des francophones dans le groupe Etat islamique, était visé par les opérations de bombardement de la France près de Raqqa, le 27 septembre.

L'Elysée a annoncé que les premières frappes françaises du 8 octobre, sous l'égide de la coalition internationale, en Syrie, avaient visé un centre d'entraînement près de Raqqa, soupçonné d'accueillir des djihadistes étrangers et francophones. Des informations selon lesquelles des Français avaient été touchés lors de ces frappes circulaient alors.

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Trois Français présents dans ce centre

Mais le ministère de la Défense s'est gardé de confirmer l'information. Il précisait seulement que des Français pouvaient se situer dans ce camp d'entraînement, où ils devaient être formés à perpétrer des attentats en Europe, mais ne confirmait "aucun élément précis relatif à ce bombardement". Or, selon Le Monde , l'armée française aurait bien eu connaissance de l'identité d'au moins trois Français présents dans ce centre, dont Salim Benghalem.

Ce Français, originaire de Cachan (Val-de-Marne) est recherché pour activités terroristes. Il est considéré comme responsable de l'accueil des francophones et des Français au sein de Daech. Ce sont les services de renseignements américains qui auraient aidé l'armée française à le localiser.

L'identité et le nombre de victimes connus de la France

Le quotidien affirme que les premières frappes françaises en Syrie ont été pensées autour de Salim Benghalem. Plusieurs lieux ont été identifiés autour de Raqqa, afin d'atteindre le Français. Le camp visé le 8 octobre était un lieu de transit et de résidence de recrues francophones.

Aucune source ne confirme pourtant aujourd'hui que Salim Benghalem et les deux autres Français ont péri dans ce bombardement, mais selon Le Monde, l'Etat serait bien au fait des résultats de cette frappe, à savoir le nombre de morts et l'identité des victimes.

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