Le gouvernement néo-zélandais étudie l'idée d'un visa à destination des réfugiés climatiques

Le gouvernement néo-zélandais étudie l'idée d'un visa à destination des réfugiés climatiques

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CLIMAT - Mardi 31 octobre , le ministre néo-zélandais du Changement climatique James Shaw a annoncé son intention de créer un nouveau type de visa à destination des réfugiés climatiques, en priorité ceux venant des îles Marshall, Tuvalu ou encore Kiribati, menacées par la montée des eaux.

Depuis maintenant plusieurs années, la question autour des réfugiés climatiques se pose et les nouveaux rapports concernant le réchauffement climatique ne présagent rien de bon dans les mois à venir. Ce mardi, sur les ondes de Radio New Zealand, le ministre néo-zélandais du Changement climatique James Shaw a annoncé réfléchir à la création d’un nouveau type de visa pour les déplacés environnementaux, faisant référence aux personnes fuyant la montée du niveau des océans, notamment au sein des îles Marshall, Tuvalu ou encore Kiribati. "C’est une mesure sur laquelle nous comptons travailler en partenariat avec les îles du Pacifique", a-t-il déclaré.


Cette déclaration publique intervient après la décision du tribunal de protection et de l’immigration de rejeter la demande d’asile à deux familles des îles Tuvalu, qui souhaitaient être accueillies sur le sol néo-zélandais avec le statut de réfugiés climatiques, invoquant les problèmes sanitaires et d’hygiène, comme l’accès à l’eau potable, que pose la hausse du niveau de la mer.

250 millions de réfugiés climatiques en 2050 ?

A noter que cet archipel polynésien pourrait tout simplement être rayé de la carte d’ici cinquante ans en raison de la montée des eaux. Comme l’explique The Guardian, un premier cas inédit de demande de réfugié climatique était survenu en 2013 de la part d’un habitant d’une des trois îles menacées de disparition, Kiribati. Ioane Teitiota, qui avait fui son île en 2006, avait finalement vu sa demande refusée en juillet 2015.


Si l’idée germe du côté du nouveau gouvernement néo-zélandais, l’application d’un tel statut pourrait poser problème d’un point de vue juridique, comme l’explique au journal anglais l’avocat spécialiste du droit environnemental international Alberto Costi : "Les conditions sont assez strictes et s’appliquent vraiment à la persécution. Ces personnes qui arrivent ici dans l'espoir de demander l'asile pour des raisons environnementales seront forcément renvoyées dans leur pays d'origine."


Selon l’ONU, près de 250 millions de personnes pourraient être dans cette situation de réfugié climatique d’ici à 2050. Une situation qui ne va pas tendre à s'améliorer. Si l'on en croit l'agence de l'ONU chargée des questions environnementales, qui jugeait en début de semaine que les engagements de la Cop 21 pour limiter la hausse des températures à 2 degrés d'ici 2100 n'étaient pour le moment pas respectés.

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