Le Japon va-t-il rejeter un million de tonnes d'eau de Fukushima dans l'océan ?

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ENVIRONNEMENT – Le gouvernement japonais va-t-il décider de déverser un million de tonnes d’eau de la centrale nucléaire de Fukushima dans l’océan Pacifique ? C’est en tout cas la proposition du ministre japonais de l’Environnement, Yoshiaki Harada.

Des dizaines de millions de litres d'eau radioactive de la centrale nucléaire de Fukushima vont-ils être rejetés dans l'océan pacifique ? La récente déclaration du ministre de l’Environnement japonais a semé le trouble.  Yoshiaki Harada a déclaré ce mardi que "le rejet en mer était le seul moyen" de se séparer de l’eau de la centrale, estimée à un million de tonnes, avant d'être immédiatement démenti par le porte-parole du gouvernement. 

Cette eau, qui est utilisée abondamment depuis le séisme et le tsunami de 2011 pour refroidir les réacteurs, est ensuite conservée au sein de la centrale, dans des citernes. Elle est remplie de tritium, un élément toxique radioactif, dont la quantité rejetée doit être régulée. Mais la capacité de stockage de l’eau dans les citernes n’est pas illimitée, et la compagnie Tepco, qui exploite la centrale, estime que les citernes arriveront à saturation à partir de 2022.

Des propos "personnels"

Les propos du ministre de l’Environnement n’ont pas manqué de faire réagir d’autres membres du gouvernement japonais. Le porte-parole de l’exécutif a qualifié ceux-ci de "personnels", tandis qu’un fonctionnaire du ministère de l’Industrie a expliqué à l’AFP "qu’en l’état actuel, il n’est pas décidé de diluer cette eau en mer, car les concentrations en tritium et autres radionucléides de l’eau en partie décontaminée restent au-delà des normes".

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Mais le gouvernement japonais va devoir rapidement trancher, une commission d’experts estimant qu’il faudra plus de sept ans pour se débarrasser de l'eau usée, après dilution. Et tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique conseille, depuis 2014, le "rejet contrôlé en mer", une commission gouvernementale s’interroge sur les conséquences d’une telle mesure sur l’image du Japon, et son impact sur les secteurs de la pêche et de l’agriculture (Voir si dessus la vidéo sur le retour des surfeur à Fukushima). La Corée du Sud, pays voisin du Japon a exprimé sa vigilance sur le sujet.

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