Le lourd tribut de l'armée française au Mali après la mort de deux nouveaux soldats

C'est un engin explosif artisanal, caché le long de la piste, qui a causé la mort de deux soldats français et qui a blessé un troisième homme au Mali. Tous appartenaient au 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes.
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CONFLIT - Deux militaires ont été tués samedi 5 septembre par une bombe artisanale au Mali. Ce qui porte à 45 le nombre de décès de soldats français dans le pays.

C'est un décompte macabre qui, malheureusement, n'en finit plus de prendre de l'ampleur. L’Élysée a annoncé samedi 5 septembre la mort de deux militaires français en opération au Mali, après l'explosion de leur véhicule blindé. Selon l’état-major, cela porte à 45 le nombre de soldats français morts au combat dans le cadre des opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis août 2014), qui a mobilisé quelque 5.000 soldats. Il s'agit du bilan humain le plus lourd pour les opérations extérieures de l'armée française depuis 36 ans et la perte de 58 soldats dans un attentat à Beyrouth (Liban) en 1983.

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L'opération Serval

Lancée en janvier 2013 et menée dans le cadre de l'intervention militaire au Mali, cette opération avait pour objectif de soutenir les troupes maliennes cherchant à repousser une offensive des groupes armés islamistes qui avaient pris le contrôle de l'Azawad, la partie nord du pays, et avançaient vers Bamako, la capitale. Elle prendra fin 19 mois plus tard, en juillet 2014, lorsque les forces engagées dans le pays intègrent un nouveau dispositif régional : l'opération Barkhane. Neuf soldats français ont perdu la vie lors de l'opération Serval, sur les 1.700 alors engagés.

L'opération Barkhane

En août, Serval est donc remplacée par Barkhane, étendue à l'ensemble de la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe. C'est actuellement la plus importante opération extérieure de l'armée française. Depuis lors, 34 militaires sont morts, dont plus de la moitié avaient moins de 30 ans. D'août 2015 à mars 2016, l'armée française a, en outre, perdu sept véhicules et un hélicoptère Gazelle, accidenté après des attaques des forces djihadistes.

2019, l'annus horribilis

C'est cette année que les pertes ont été les plus lourdes, avec 17 décès comptabilisés (soit dix de plus qu'en 2013 ou en 2020 jusqu'à présent). C'est, en grande partie, dû à la collision entre deux hélicoptères qui a fait 13 morts, le 25 novembre, lors d'une opération menée dans la vallée d'Eranga, au sud d'Indelimane. Un bilan terrible, supérieur à celui de l'embuscade d'Uzbin en Afghanistan, le 18 août 2008, où dix Français avaient perdu la vie.

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