Le mollah Omar mort, sa succession à la tête des talibans en question

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AFGHANISTAN – Les talibans ont confirmé jeudi la mort de leur leader historique, le mollah Omar. Sous pression de Daech, notamment, le groupe islamiste doit maintenant lui trouver un successeur.

L'ultime confirmation est venue des talibans eux-mêmes. Leur leader énigmatique, le mollah Omar, qui les a portés au pouvoir en 1996 avant les attentats du 11-Septembre et le renversement du régime par la coalition américaine, est mort. Seule l’incertitude plane sur la date et les raisons de son décès. Les talibans afghans ont en effet confirmé la mort de leur chef historique jeudi, au lendemain de l'annonce faite par le gouvernement afghan, qui précisait que le mollah Omar s'est éteint dans "des circonstances mystérieuses" en avril 2013 à Karachi, la métropole du Pakistan. Les talibans, eux, laissent entendre que le décès de leur responsable est intervenu au cours des deux dernières semaines.

EN SAVOIR + >> Les autorités afghanes confirment la mort du Mollah Omar

La disparition du mollah Omar pose la question de sa succession alors que les talibans sont appelés à des pourparlers de paix en Afghanistan et font face à la pression de la montée en puissance de Daesh sur leurs propres terres.

Lutte d'influence en Afghanistan

Différentes sources au sein de la rébellion afghane ont indiqué jeudi à l'AFP que le mollah Akhtar Mansour, un des ténors du conseil central des talibans, qui en réalité dirigerait déjà le groupe de rebelles islamistes, faisait office de favori. Parmi les autres prétendants, le propre fils du mollah Omar, le mollah Yaqoub, âgé 26 ans, que beaucoup jugeraient toutefois trop jeune pour prendre la succession de son père.

Contestés par le groupe jihadiste Daech, basé entre la Syrie et l'Irak, les talibans ne pourront sans doute pas laisser trop longtemps incertaine la succession de leur leader. En effet, depuis le début de l'année, plusieurs commandants talibans ont fait allégeance à l’organisation terroriste dirigée par Abou Bakr al-Baghdadi. Des heurts sanglants ont d'ailleurs opposé, en juin dernier, les combattants des deux groupes dans l'est et le sud de l’Afghanistan.

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