Le Pakistan menace Israël de représailles nucléaire ? Une vraie crise frôlée à cause d’une fausse info

Le Pakistan menace Israël de représailles nucléaire ? Une vraie crise frôlée à cause d’une fausse info
International

MÉPRISE – Après avoir été pris au piège d’un faux article, le ministre de la Défense pakistanais a menacé sur Twitter de répliquer à une attaque nucléaire israélienne. Une bourde qui passe mal dans son pays.

Démêler le vrai du faux n’est manifestement pas le point fort du ministre pakistanais de la Défense. Et pour cause : vendredi, sur Twitter, Khawaja Asif a menacé Israël de représailles nucléaires après être apparemment tombé dans le piège d'un faux article évoquant une volonté israélienne de détruire le Pakistan.

La fausse information en question, parue sur le site AWDNews, attribuait au ministre israélien de la Défense la déclaration suivante : "Si le Pakistan envoie des troupes au sol en Syrie sous n'importe quel prétexte, nous détruirons ce pays avec une attaque nucléaire". Et le ministre pakistanais de rétorquer : "Le ministre de la Défense israélien menace le Pakistan de représailles nucléaires pour son rôle présumé en Syrie contre l'État islamique : Israël oublie que le Pakistan est lui aussi un État nucléaire."

Le ministère israélien de la Défense a rapidement répondu au ministre sur Twitter et a démenti les propos publiés sur AWDNews, soulignant qu'ils n’avaient "jamais été prononcés" et étaient "entièrement faux".

Le danger potentiel des fausses informations

La gaffe apparente de Khawaja Asif a été vivement critiquée au Pakistan. "Notre programme nucléaire est une affaire trop sérieuse pour être laissée entre les mains d'hommes politiques accros à Twitter", a ainsi commenté un célèbre journaliste de télévision pakistanais.  

Google et Facebook s'activent

Cette polémique intervient à un moment où la question de la prolifération de fausses informations sur les réseaux sociaux se pose plus que jamais. Le géant informatique Alphabet, maison mère de Google, a annoncé la semaine dernière qu'il œuvrait à améliorer l'algorithme de son moteur de recherche pour écarter des informations "ne faisant pas autorité". Quelques jours avant, en réponse au "Pizzagate" – une autre affaire de fausses informations lourdes de conséquences –, c’est Facebook qui avait fait savoir qu'un "drapeau rouge" allait être bientôt mis en place pour permettre de distinguer les articles sérieux de ceux propageant des rumeurs ou des mensonges. 

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