Le pape François en visite en Terre sainte

International

RELIGION - Le pape François est arrivé ce samedi à Amman, en Jordanie, où il entame une visite hautement symbolique de trois jours en Terre sainte. Il se rendra notamment à Béthléem et Jérusalem.

Jordanie, Cisjordanie puis Israël... Pour son deuxième voyage hors d'Italie, après les Journées mondiales de la jeunesse à Rio l'année dernière, le pape François a choisi de se rendre dans le berceau des religions. Il est arrivé ce samedi midi à Amman, capitale de la Jordanie, où il rencontrera le Roi Abdallah II, avant de célébrer une messe. Il ira ensuite à Wadi al-Kharrar, dans la vallée du Jourdain, où a été baptisé Jésus.

"Strictement religieux", selon le Vatican, ce voyage a tout de même une forte connotation politique. Difficile d'en être autrement, dans cette région où la Syrie est en guerre, le processus de paix israélo-palestinien au point mort et la poussée islamiste inquiétante. Dimanche, à Bethléem, le pape rencontrera ainsi le président palestinien Mahmoud Abbas, avant de visiter un camp de réfugiés palestiniens. Le lendemain, cap sur Israël, où il s'entretiendra avec le président Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu. En "homme de paix", il ira également déposer une gerbe sur la tombe du fondateur du sionisme Théodore Herzl, une première pour un pape.

Pas de papa-mobile blindée

Autre temps fort de ce voyage, la rencontre prévue dimanche soir à Jérusalem avec le patriarche de l'Eglise orthodoxe, Bartholomée. Une prière commune sera organisée au Saint-Sépulcre, le lieu selon la tradition chrétienne de la crucifixion et de la résurrection de Jésus. Un geste fort, qui doit aider au rapprochement des Eglises catholique et orthodoxe.

La visite de François, quatrième pape de l'histoire à se rendre dans ce Moyen-Orient troublé, est tout de même classée à haut risque question sécurité. Assez réticent au protocole, il n'aura pas de papa-mobile blindée. Des dizaines de milliers de policiers ont été mobilisés pour les trois étapes et Israël a engagé des procédures d'éloignement à l'encontre de 15 activistes juifs d'extrême-droite soupçonnés de vouloir "provoquer des troubles". 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter