Rumeurs autour de la mort du président ouzbek, Islam Karimov

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RUMEURS - Islam Karimov, président de l'Ouzbékistan serait mort des suites d'une hémorragie cérébrale, selon des sources diplomatiques.

Le président de l'Ouzbékistan, Islam Karimov serait mort après avoir été hospitalisé la semaine dernière à la suite d'une hémorragie cérébrale. En tout cas, c'est ce qu'affirment au moins trois sources diplomatiques mettant ainsi fin à près d'une semaine de spéculations sur son état de santé.

Pas de confirmation officielle

De son côté, le gouvernement ouzbek n'a toujours pas confirmé l'information. "Chers compatriotes, c'est le coeur lourd que nous vous informons que l'état de santé de notre président s'est nettement dégradé et que, selon les médecins, il se trouve dans un état critique", ont annoncé ce vendredi les autorités dans un communiqué.


Cette incertitude quasiment levée sur l'état de santé du président, les regards se tournent maintenant vers la succession de celui qui a régné d'une main de fer pendant 27 ans sur l'Ouzbékistan. Ancien dirigeant local du Parti communiste, Karimov était arrivé au pouvoir sous l'ère communiste, en 1989. Indépendante depuis 1991, l'ex-république soviétique d'Ouzbékistan devrait donc connaître un autre dirigeant qu'Islam Karimov, qui avait été réélu en 2015 avec 90,4% des suffrages.

Une guerre de succession

Un temps favorite pour prendre sa succession, sa fille aînée Goulnara était tombée en disgrâce après avoir comparé son père à Staline. Elle est désormais assignée à résidence. Sans successeur désigné, la disparition d'Islam Karimov risquerait d'ouvrir une lutte pour le pouvoir. Candidats les plus crédibles pour prendre sa succession : le Premier ministre Chavkat Mirzioïev et le vice-Premier ministre Roustam Azimov. En attendant, la Constitution du pays est claire, c'est le président du Sénat qui devrait assurer l'intérim.

Alors que le pays célébrait sa fête nationale le 1er septembre, il pourrait bien connaître des funérailles présidentielles dans les jours à venir. Plusieurs médias dont Reuters ont d'ailleurs rapporté qu'un grand nettoyage mené par des centaines de travailleurs dans le quartier historique de Samarcande, ville d'origine du président, ainsi que des travaux autour des tombes de la famille Karimov, avaient commencé le 1er septembre au soir.

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