Le Royaume-Uni recommande à ses espions d'éviter les femmes séduisantes

International

JAMES BOND 007 - Le ministère de la Défense britannique aurait demandé à ses agents de "ne pas coucher avec des jolies Russes ou Chinoises". En cause, des soupçons d’espionnage.

Dans "Bons baisers de Russie", James Bond manque d’être tuée par une espionne russe. Un scénario qui, cinquante ans plus tard, n’a pas pris une ride : selon le Daily Mail , le ministère de la Défense britannique aurait recommandé à ses agents en poste en Russie et en Chine de ne pas se laisser séduire par des "jeunes femmes séduisantes" qui se révéleraient être des espionnes.

D’après un document que les services britanniques auraient consulté, des employées du FSB (les services secrets russes) pourraient attirer dans leur lit des ressortissants britanniques pour les faire chanter. Un "piège à miel" déjà utilisé durant la guerre froide par des hommes mais aussi des femmes, rappelle le quotidien. La recette fonctionnerait toujours aujourd’hui : un haut responsable militaire a raconté au Sunday Times comment une femme blonde très séduisante l’aurait approché dans un hôtel de Saint-Pétersbourg.

Guerre secrète

Des faits qui ne sont pas sans rappeler l’affaire Katia Zatuliveter, en 2010 : cette jeune femme russe de 25 ans travaillait comme assistante du député libéral démocrate Mike Hancock à la chambre des Communes... avant d’être soupçonnée d’être une espionne au service de la Russie. Cette "agent dormant" avait été arrêtée avant qu’une procédure d’expulsion ne soit lancée. Quelques mois auparavant, le Royaume-Uni s'était déjà passionné pour une autre histoire d'espions. La flamboyante Anna Chapman, l'une des espionnes à la solde de Moscou arrêtée aux Etats-Unis, avait été mariée à un Britannique, conduisant la presse de Sa Majesté à se passionner pour cette "femme fatale".

Selon le Daily Mail, la mise en garde ces jours-ci du ministère de la Défense ne doit rien au hasard. Le conflit en Ukraine aurait en effet relancé la guerre secrète entre les deux pays : une cinquantaine d’espions russes seraient actuellement "en sommeil" en Grande Bretagne. Un nombre qui n’a jamais diminué depuis la fin de la guerre froide selon Jonathan Evans, l’ancien patron du MI5.

EN SAVOIR + >> Espionnage : bons baisers de Russie

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