Le "shutdown" entre en vigueur aux États-Unis : l'Etat américain partiellement paralysé

À L'ARRÊT - La fermeture partielle des services fédéraux américains est entrée en vigueur samedi depuis 0h00. Républicains et démocrates n'ont pu trouver de compromis budgétaire au Sénat. Il s'agit du premier "shutdown" depuis octobre 2013, sous la présidence Obama, qui avait alors duré 16 jours.

Tout un symbole. Le jour du premier anniversaire de l'investiture de Donald Trump, les États-Unis sont en situation de "shutdown". Depuis samedi 0h00, le gouvernement fédéral américain se retrouve à court d'argent en raison du vote du Sénat contre la prolongation à court terme des financements nécessaires. Alors que la Chambre des représentants avait adopté ce jeudi une proposition de loi visant à prolonger le financement du gouvernement fédéral jusqu'au 16 février, le Sénat a voté contre par 50 voix contre 49. Une majorité de 60 voix était nécessaire pour que le texte passe. C'est donc l'impasse. 

Chômage technique pour 850.000 employés fédéraux

De ce fait, pour la première fois depuis 2013, le gouvernement fédéral va devoir fermer certaines agences à travers le pays et suspendre le versement des salaires des fonctionnaires. Cela se traduit par la mise au chômage technique sans paie de plus de 850.000 employés fédéraux considérés comme "non essentiel" au fonctionnement de l'administration. Ses premiers effets devraient se faire sentir lundi, même si par exemple les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

Républicains et démocrates se renvoient la balle

Dans un communiqué, la Maison Blanche a accusé les démocrates de prendre les Américains "en otage" après l'échec des négociations au Congrès sur un compromis budgétaire qui a entrainé une fermeture partielle des administrations pour la première fois depuis 2013. "Ce soir, (les démocrates du Sénat) ont placé la politique au-dessus de notre sécurité nationale", a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump. 


C'est sur l'immigration que les négocations achoppent et notamment le statut des immigrants illégaux. Avant le vote, les démocrates, qui comptent 49 sièges au Sénat sur un total de 100, avaient annoncé leur intention de trouver un accord sur l'immigration sous peine de ne pas voter pour cette loi de financement. Ils ont tenu parole. "Nous ne négocierons pas sur le statut d'immigrants illégaux pendant que les démocrates prennent en otage les citoyens respectueux du droit avec leurs exigences irresponsables", leur a répondu Sarah Sanders, laissant augurer de difficiles négociations dans les jours à venir. 


Chuck Schumer, qui dirige la minorité démocrate au Sénat, a estimé que la responsabilité du "shutdown" incombait entièrement à Donald Trump. Il a également appelé le président américain et les quatre chefs de file du Congrès à reprendre les négociations dès ce samedi. Mitch McConnell, chef de file de la majorité républicaine au Sénat, a déclaré qu'il allait tenter d'organiser un vote sur une autre proposition de loi, visant à prolonger les financements fédéraux jusqu'au 8 février. Et éviter ainsi que l'État américain demeure paralysé trop longtemps.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La présidence Donald Trump

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter