Le Venezuela s'enfonce dans la crise

Le Venezuela s'enfonce dans la crise

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CRISE - Le gouvernement vénézuélien a appelé à des manifestations jeudi "contre la violence de l'opposition", rendue responsable des incidents qui ont fait trois morts mercredi en marge d'une marche d'étudiants et d'opposants.

Le chavisme n'a plus le vent en poupe. A quelques semaines du premier anniversaire de la mort d'Hugo Chavez, le Venezuela fait face à une grogne croissante. Il faut dire que les points d'achoppement ne manquent pas : flambée de l'inflation - 56,3% en 2013 -, pénuries alimentaires à répétition et hausse de l'insécurité. Autant de raisons pour lesquelles ils sont des milliers à battre le pavé depuis plusieurs jours dans plusieurs villes du pays. En particulier dans la capitale Caracas, où des incidents ont fait au moins trois morts.

Une opposition "fasciste"

"Il n'y aura pas de coup d'Etat au Venezuela, ayez-en la certitude absolue. La démocratie continuera, la révolution continuera", a martelé le président Nicolas Maduro, ordonnant un renforcement de la sécurité dans les grandes villes du pays pour éviter les "tentatives de coup d'Etat" d'une opposition qualifiée de "fasciste". Des menaces destinées à dissimuler la situation d'un gouvernement à bout de nerfs. Une situation qui résulte d'une crise économique installée depuis plusieurs années dans le pays.

Un paradoxe pour le Venezuela où le pétrole coule à flot. Problème, le tissu économique du pays repose uniquement là-dessus. Au pouvoir depuis près d'un an, Nicolas Maduro n'a visiblement pas réussi à inverser cette tendance. "A court terme, Maduro semble protégé par l'aura de Chavez. Mais s'il veut résister à la dynamique de l'opposition, il va devoir opérer des changements pour régler ces problèmes", analysait pour metronews Adeline Joffres, présidente du Groupe d'études interdisciplinaire sur le Venezuela. A défaut de réguler l'économie, le gouvernement entend répondre à l'opposition dans la rue. La ministre de l'Information, Delcy Rodriguez, a appelé mercredi soir "tous les mouvements sociaux et le peuple" à manifester "contre la violence de l'opposition".

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