Les agressions à l'arme blanche se multiplient entre Israéliens et Palestiniens

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VIOLENCES - De nouvelles attaques à l'arme blanche ont fait plusieurs blessés ce vendredi. Cinq Palestiniens ont notamment perdu la vie lorsque des soldats israéliens ont riposté à des jets de pierres. Le maire de Jérusalem appelle les habitants à sortir armés.

Les agressions au couteau se multiplient en Israël et plusieurs affrontements violents ont éclaté à la frontière israélo-palestinienne, provoquant la mort de cinq Palestiniens ce vendredi. Dans les heurts, Chadi Daoula, Ahmed al-Hirbaoui et Abed al-Wahidi, tous trois âgés de 20 ans, ont été tués par des soldats de l'armée israélienne qui répliquaient à des jets de pierre. "Environ 200 Palestiniens se sont approchés de la barrière de sécurité, jetant des pierres et des pneus enflammés sur la barrière et les forces de sécurité israéliennes", a indiqué une porte-parole de l'armée israélienne, précisant que les soldats avaient répliqué "en tirant sur les principaux instigateurs pour les empêcher d'avancer et disperser l'émeute".

Une femme a également été grièvement blessée par balle alors qu'elle tentait d'agresser un agent de sécurité de la gare routière d'Afula, dans le nord d'Israël. À Dinoma dans le sud du pays, un juif de 17 ans a également poignardé deux Palestiniens et deux Arabes israéliens, a rapporté la police. Il aurait été arrêté et ses quatre victimes auraient été hospitalisées en urgence. La veille, quatre personnes ont été blessées au tournevis à Tel-Aviv. Selon l'AFP, l'agresseur aurait ensuite été abattu par les autorités. À l’est d’Hébron, en Cisjordanie, l'armée a annoncé qu'un Palestinien avait poignardé un Israélien avant de prendre la fuite. L'homme est toujours activement recherché.

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Benjamin Netanyahu veut agir avec "détermination"

Les affrontements entre les Palestiniens et les soldats de l'armée israélienne sont de plus en plus fréquents et font suite aux meurtres de deux colons, quatre Israéliens et sept Palestiniens en Cisjordanie le 1er octobre dernier. Benjamin Netanyahu a déclaré le 8 octobre dernier lors d'une conférence de presse, qu'Israël était confronté à une "vague de terrorisme". Selon le Premier ministre israélien, cette série d'agressions serait favorisée par les incitations à la haine de l'Autorité Palestinienne, du Hamas et de certains pays voisins. S'il reconnait qu'il n'y a pas de "solution magique", Benjamin Netanyahu a annoncé qu'il agirait avec "détermination".

Cette montée de colère laisse présager la menace d'une nouvelle Intifida. Nir Barkat, le maire de Jérusalem appelle les habitants à sortir armés. "Chaque fois qu'il y a des tensions, je demande aux personnes qui sont autorisées à porter des armes et qui sont expérimentées à les utiliser, de les porter sur eux" a-t-il déclaré au micro de la radio militaire du pays, insistant sur le fait que "les civils sont à l'avant-poste de la guerre contre le terrorisme et doivent être en alerte maximum". Face à la multitude d'attaques recensées depuis une semaine, les autorités ont décidé d'interdire l'accès de la Vieille ville de Jérusalem, à tous les riverains qui n'y vivent ou n'y travaillent pas.

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