Les bombardements turcs ont tué 771 kurdes le mois dernier

International
CONFLIT - Depuis un mois, les rebelles kurdes du PKK font partie, avec les combattants de Daech, des cibles régulières d'Ankara, engagé dans une "guerre contre le terrorisme". Djihadiste ou pas.

Depuis la fin juillet, la Turquie s'est engagée dans une offensive aérienne musclée au nord de l'Irak et en Syrie. Ses cibles : les combattants du groupe Etat Islamique (EI) d'abord – et même si Ankara semble ici jouer un double jeu – mais surtout les rebelles kurdes du parti des travailleurs (PKK), engagés contre Daech, qu'elle tente de présenter comme un groupe terroriste à égal avec l'organisation Etat islamique. 

Et dans sa "lutte contre le terrorisme", les raids de l'aviation turque ont semble-t-il été meurtriers. Selon l'AFP, l'armée turque a ainsi tué 771 rebelles kurdes depuis le déclenchement de sa vaste campagne contre le PKK il y a un mois, apprend-on ce vendredi 21 août de l'agence de presse, à partir des chiffres de l'agence gouvernementale turque Anatolie. 

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Sources de renseignement militaires

Concentrées dans le sud-est anatolien, peuplé majoritairement de Kurdes et théâtre de combats depuis 1984, les violences ont tué 430 rebelles, lors des raids aériens dans le nord de l'Irak, et 260 membres de la guérilla kurde lors d'opérations au sol. Mais l'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces chiffres qui donnent un ordre de grandeur de l'ampleur de l'offensive. Selon l'AFP, Anatolie "base généralement ses information sur des sources de renseignements militaires". 

Depuis la fin de la trêve fin juillet – trêve qui était en vigueur depuis 2013 entre les forces armées truques et le PKK –, les attaques contre l'armée et la police turque, par les rebelles kurdes ont tué une cinquantaine de membres des forces de sécurité, selon un décompte de la presse turque. Des tensions à leur comble, vendredi 21 août au matin, alors que des hommes armés ont attaqué un poste de police du quartier populaire d'Esenyurt à Istanbul, sans faire de blessés.

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