Les célèbres Crocs ferment leurs sites de production... mais ne disparaissent pas (car elles vont sous-traiter)

Les célèbres Crocs ferment leurs sites de production... mais ne disparaissent pas (car elles vont sous-traiter)

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BUSINESS - Crocs, la marque de célèbres sabots en plastique, va fermer ses deux derniers sites de production, au Mexique et en Italie. Elle veut en fait, pour des questions de rentabilité, sous-traiter sa production.

On les aime, ou pas. Mais avant d’être une paire de chaussure en plastique colorées de plus ou moins bon goût, Crocs reste une entreprise. Et cette marque de célèbres sabots en plastique, particulièrement prisée dans le milieu hospitalier, a annoncé qu’elle allait fermer ses deux derniers sites de production, au Mexique et en Italie, en vue d’améliorer sa productivité. 


La société, dont le siège est basé dans le Colorado, et qui opère via 400 magasins à travers le monde, va sous-traiter sa production et se concentrer sur le développement de son activité en ligne. "En lien avec les efforts en cours pour simplifier l'activité et améliorer la rentabilité, l'entreprise a fermé, durant le deuxième trimestre, son site de production au Mexique et a décidé de fermer sa dernière unité de production, qui est située en Italie", écrit Crocs dans un communiqué diffusé cette semaine à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels. 

Crocs a toutefois tenu à rassurer les fans, dont Michelle Obama, inquiets sur son avenir: "FAUSSE ALERTE! Nous ne disparaissons pas", écrit le groupe sur son compte Twitter. 

Le groupe a fermé 28 magasins physiques lors du deuxième trimestre et n'opère plus que dans 400 enseignes à travers le monde, ce qui correspond à une stratégie énoncée en début d'année visant à fermer plus d'une centaine de points de vente. Ces mesures ont fait perdre 22 millions de dollars de revenus au groupe au deuxième trimestre.

Le groupe se porte bien, fait des bénéfices

Crocs n'a pas donné de détails sur l'avenir des employés affectés par sa restructuration et se contente de dire qu'il a déjà inscrit des charges dans les comptes du deuxième trimestre et va encore le faire dans les prochains mois. Ces charges spécifiques, qui comprennent des indemnités de licenciement, s'élèvent à 7,1 millions de dollars. 


Dans l'ensemble, le groupe se porte bien : il a dégagé un bénéfice net de 30,4 millions de dollars, soit près du double par rapport au deuxième trimestre 2017 (18,1 millions). Le chiffre d'affaires a augmenté de 4,7% sur un an à 328 millions de dollars. Dans le détail, le commerce en ligne a vu ses recettes bondir de 23,8%, tandis que les ventes de gros ont augmenté de 7,2% et les ventes de détail à magasins comparables de 7,1%.

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Partenariats et diversification

Signe que la situation n'est pas alarmante, Crocs a racheté pour environ 6 millions de dollars de ses propres actions au deuxième trimestre et envisage d'en racheter pour 307 millions dans l'avenir. Les rachats d'actions sont une façon indirecte pour une entreprise de choyer ses actionnaires car elles dopent le cours de l'action.


Créée en 2002, Crocs a traversé des périodes difficiles et a dû être renfloué en 2013 par le fonds américain Blackstone, ce qui a permis à l'entreprise d'accentuer sa diversification. Les sabots de plastique ont été adoptés notamment par les personnels d'hôpitaux. La marque s'est associée en 2017 avec la maison de haute couture Balenciaga pour sortir une version compensée des crocs baptisée "Foam" (mousse). 

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