Les confidences lunaires de Donald Trump aux journalistes américains dans son avion pour la France

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CONFESSIONS INTIMES – À bord d’Air Force One, l'avion présidentiel, Donald Trump s’est entretenu, sur le ton de la conversation, avec les journalistes ayant fait le déplacement avec lui. Le contenu a (délibérément) fuité. Attachez vos ceintures.

Les journalistes avaient été avertis au préalable par l’administration Trump : les échanges qui allaient suivre avec le président des États-Unis, dans l’intimité d’Air Force One, devraient rester confidentiels. Mais, une fois tout ce petit monde arrivé à Paris, la Maison blanche s’est étonnée auprès des médias concernés que les propos en question n’aient pas été rendus publics… Qu’à cela ne tienne, The New York Times publie ce vendredi l’intégralité de ce qui s’est dit. Des déclarations parfois étonnantes, souvent surréalistes, toujours confondantes de naïveté. Morceaux choisis.

Sur Emmanuel Macron, "un président qui fait du bon boulot"

"Je m’entends très bien avec lui, malgré ce que disent les fake news. Il m’a appelé pour me demander de venir. Il m’a dit que c’était la fête nationale, 100 ans après la première guerre mondiale. Et j’ai dit que c’était un gros évènement et que donc OK, je viendrais. Je crois que nous allons passer un super moment, et que nous allons faire quelque chose de bien. Et il fait du bon boulot, en tant que président."

Sur le motif de sa venue en France, "un petit échange commercial"

"Ce que nous allons faire, c’est que nous allons célébrer, et commencer un petit échange commercial avec eux (les Français). Mais ce doit être un échange commercial équitable. Prenons l’Union européenne. Je suis à 100% pour, mais il y a des choses qu’on peut à peine leur vendre. Ils sont très protectionnistes. Et nous ne le sommes pas. Et ça doit être réciproque. Ils doivent payer les mêmes impôts chez nous que quand ils vont dans les autres pays."

Sur ses échanges avec Vladimir Poutine : "Qu’allais-je faire ? Me battre avec lui à coups de poings ?"

"Quand je l’ai rencontré avant le G20, nous en avons parlé pendant vingt minutes. Je lui ai demandé s’il était impliqué dans notre élection présidentielle. Il a répondu : absolument pas. Il a été vraiment catégorique. Ensuite, je lui ai posé encore la même question, avec d’autres mots, et il a répondu la même chose. Mais quelqu'un m’a dit après que si Vladimir Poutine était impliqué, personne ne l'aurait jamais su. C’était un point très intéressant. (…)  Vladimir Poutine m’a répondu 'absolument pas' deux fois. Qu’allais-je faire ? Me battre avec lui à coups de poings ? (…) J’ai beaucoup insisté sur le fait que c’était inacceptable, qu’il s’agisse ou non de la Russie. Je ne dis pas que ce n’était pas la Russie. Mais la Chine est très forte aussi dans le piratage de données. La Corée du Nord aussi, souvenez-vous de comment ils ont piraté Sony Studios. Ce sont des gens très sophistiqués (sic)."

Sur le mur à la frontière du Mexique, "transparent pour voir les sacs de drogue"

"Non, le mur solaire n’était pas une plaisanterie. Il est possible qu’on le fasse. De grosses entreprises travaillent dessus. Il n’y a pas de meilleur endroit que la frontière mexicaine pour le faire. Le truc, c’est que le mur doit être transparent. On doit voir au travers. On pourrait faire un mur en acier avec des trous dedans. Par exemple, quand ils envoient des sacs de drogue par-dessus, si on a des gens de l’autre côté qui ne les voient pas, ils risquent de recevoir sur la tête des sacs de 60 kilos. Aussi fou que ça puisse paraître, on a besoin d’une transparence. Mais nous avons des designs incroyables."

Sur la réforme de l’assurance santé, "plus difficile que de résoudre le conflit israélo-palestinien"

"Vous n’avez sans doute pas lu grand-chose là-dessus. C’est une des choses… Je dirais que c’est la seule chose plus difficile à faire que de résoudre le conflit israélo-palestinien. C’est comme de marcher sur une route qui fait 2 cm de largeur. Vous obtenez deux là, vous vous dites que c’est génial, et vous réalisez que vous venez de perdre quatre. Les soins de santé, c’est dur. Je pense qu’on arrivera à un résultat que les gens vont aimer. Mais on a besoin de deux semaines de plus."

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