Les coulisses de la libération de Sophie Pétronin

Les coulisses de la libération de Sophie Pétronin

ENLÈVEMENT - L'humanitaire septuagénaire, dernière otage française dans le monde, est arrivée vendredi 9 octobre à Paris au lendemain de l'annonce de sa libération. Retour sur un processus au long cours.

"J'étais dans l'acceptation de ce qui m'arrivait et j'ai pas résisté. Et puis voilà, je m'en suis sortie". Après presque quatre années aux mains de ses ravisseurs, Sophie Pétronin est libre. La Française est arrivée vendredi 9 octobre à Paris, où elle a été accueillie par Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et sa famille. Retour sur une libération presque inespérée, tant la situation semblait bloquée.

 

Il y a un peu plus d'un an, Sébastien Chadaud, le fils de Sophie Pétronin avait en effet déploré que sa mère soit "sacrifiée" par le refus selon lui des autorités françaises de "discuter" avec ses ravisseurs. Si Emmanuel Macron répond quelques semaines que les autorités ne "l'oublient pas", il faut attendre le 31 mars pour qu'une preuve de vie "fiable" et récente soit apportée à la famille. Puis plus rien, ou presque. Jusqu'au week-end du 3 octobre.

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Une longue attente

Des informations circulent en effet au Mali sur une libération de Soumaïla Cissé, ancien candidat à la présidentielle kidnappé six mois auparavant. En échange de dizaines de prisonniers djihadistes, l'homme politique pourrait être libéré non pas seul, mais en compagnie de Sophie Pétronin. Cette accélération ne doit rien au hasard : depuis le mois d'août, une junte a pris le pouvoir dans le pays. Et le retour de Soumaïla Cissé est l'une de ses priorités.

Pendant le week-end et en début de semaine, un événement intrigue : les nouvelles autorités libèrent quelque 200 djihadistes présumés ou condamnés, les acheminant sans explication officielle vers le centre et le nord du pays. Mardi 6 octobre, le fils de Sophie Pétronin décide de se rendre à Bamako. L'attente est longue : le mercredi, il annonce être sans nouvelles de sa mère, alors que, la veille, certains médias annonçaient la libération des deux otages à Tessalit (nord-est).

Une libération antidatée

Dès lors, l'incertitude s'installe. Pendant deux jours, plus aucune information ne circule et l'opération semble pouvoir encore capoter. Finalement, un communiqué publié jeudi soir annonce la libération de la Française et de Soumaïla Cissé, ainsi que de deux otages italiens, le père Pier Luigi Maccalli et Nicola Chiacchio.

Détail important : le gouvernement malien date la libération au "mardi 6 octobre". Mais sans expliquer le pourquoi du comment. La télévision malienne, elle, a évoqué des "difficultés" de dernière minute, dues notamment à une trop forte médiatisation. L'ajout dans la négociation, qui concernait en premier lieu Soumaïla Cissé, du dossier de l'humanitaire française ou des deux Italiens, a pu également compliquer l'équation. Finalement résolue sur le tarmac de Villacoublay, ce vendredi.

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