Les États-Unis gèlent une partie de leur aide à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens

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TENSIONS - Sur les 125 millions initialement prévus, seuls 60 millions ont été versés. Le reste est désormais retenu jusqu'à nouvel ordre, a annoncé la Maison Blanche.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi 16 janvier le gel de plus de la moitié de leurs versements prévus à l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Coup dur pour les Palestiniens, il s'agit également d'un message de défiance de la présidence Trump à l'égard de l'ONU.

Sur les 125 millions de dollars de contribution volontaire américaine escomptée par l'UNRWA pour 2018, Washington a confirmé l'octroi de 60 millions pour payer notamment les salaires dans les écoles et le système de santé en Jordanie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a annoncé le département d'Etat américain. Mais les 65 millions restants "vont être retenus" jusqu'à nouvel ordre. "Ils sont gelés à ce stade, ils n'ont pas été annulés", a assuré la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert.

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"Des conséquences dévastatrices pour les réfugiés palestiniens"

La diplomatie américaine réclame de "revoir en profondeur la manière dont l'UNRWA fonctionne et son financement". Elle demande à d'autres pays de contribuer davantage, car les Etats-Unis ne veulent plus fournir à eux seuls 30% des fonds de cette agence. Pour débloquer la seconde tranche, il faudra donc que "des réformes soient engagées" afin "de faire en sorte que l'argent soit mieux dépensé", a prévenu Heather Nauert.

Priver l'UNRWA de ce montant "aura des conséquences dévastatrices pour les réfugiés palestiniens vulnérables au Moyen-Orient", a prévenu Jan Egeland, secrétaire général de l'organisation Norwegian Refugee Council. Le chef de l'agence onusienne affectée, Pierre Krahenbuhl, a exprimé son inquiétude et appelé les autres membres de l'ONU à contribuer, soulignant que le montant était très inférieur aux 350 millions octroyés par les Etats-Unis en 2017.

Un gel sur fond de crise avec les Palestiniens

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L'annonce américaine arrive aussi au moment où les Palestiniens se sentent lâchés par les Etats-Unis. Après avoir reconnu en décembre Jérusalem comme capitale d'Israël, Donald Trump avait menacé début janvier de couper l'aide financière américaine à ces derniers s'ils refusaient de discuter avec Washington d'une solution pacifique au conflit.

De leur côté, les Palestiniens affirment ne plus vouloir des Etats-Unis comme médiateur et menacent même de suspendre leur reconnaissance de l'Etat d'Israël, une mesure qui remettrait en cause l'un des principes fondateurs de l'effort de paix déjà très mal en point avec les Israéliens.

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