Zuckerberg à Trump : "Les Etats-Unis sont une nation d’immigrants, et nous devrions en être fiers"

Zuckerberg à Trump : "Les Etats-Unis sont une nation d’immigrants, et nous devrions en être fiers"

International
RÉACTION - Le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg a critiqué ce vendredi la politique de Donald Trump en matière d'immigration. Il a rappelé sur son réseau social que les Etats-Unis étaient une terre d'immigrés, et qu'il en était lui-même issu.

Mark Zuckerberg est sorti de son silence. Si pendant la campagne présidentielle le fondateur de Facebook ne s'était pas positionné publiquement, il a critiqué ce vendredi sur son réseau social la politique d'immigration de Donald Trump. Des déclarations qui interviennent le soir même de la signature du décret par le président américain qui interdit aux citoyens de sept pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis.


"Les Etats-Unis sont une nation d’immigrants, et nous devrions en être fiers", a-t-il écrit après avoir précisé que ses "arrière-grands parents, sont venus d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne" et que les parents de son épouse Priscilla "étaient des réfugiés venant de Chine et du Vietnam".

"Comme beaucoup d'entre vous, je suis préoccupé par l'impact des récents décrets signés par Donald Trump", a-t-il indiqué, sans pour autant préciser ceux qu'il visait exactement. Depuis son investiture le président américain en a effet signé plusieurs, largement contestés, comme par exemple celui qui donne le feu vert à la construction du mur entre les Etats-Unis et le Mexique ou celui qui stoppe le financement d'ONG internationales qui soutiennent l'avortement.

Nous devons garder nos portes ouvertes aux réfugiésMark Zuckerberg, fondateur de Facebook

Selon lui, les Etats-Unis doivent garder ses "portes ouvertes aux réfugiés et à ceux qui en ont besoin". Car le décret signé ce vendredi prévoit également l'arrêt du programme d'accueil de ces populations qui arrivent de pays en guerre. "Si nous avions refusé les réfugiés il y a quelques décennies, la famille de Priscilla ne serait pas là aujourd'hui", a-t-il poursuivi.


Dans son message, le milliardaire a estimé que c'est un avantage d'avoir "les gens les plus brillants issus de toute la planète qui peuvent vivre et travailler" aux Etats-Unis. "J'espère que nous trouverons le courage et la compassion pour rassembler les gens", a-t-il conclu.


Lors de l'élection de Donald Trump en novembre dernier, le patron de Facebook avait pourtant suscité de nombreuses critiques, accusé d'avoir en partie contribué à l'élire , en laissant se propager à grande échelle, de fausses informations. Il s'était alors expliqué, sur son réseau social, assurant qu'une infime partie de ce qui était diffusé était faux, et que cela ne pouvait avoir joué sur le scrutin final. Il avait par ailleurs assuré que ses équipes faisaient tout ce qui leur était possible pour faire disparaître ces "fake news".


De son côté, la n°2 de Facebook Sheryl Sandberg n'est pas non plus restée insensible à la politique que mène depuis quelques jours le président américain. Dans un message, également publié sur le réseau social, elle a dénoncé le décret pris contre l'avortement. "Cela pourrait avoir de terribles conséquences pour les femmes et les familles partout dans le monde", a-t-elle indiqué.  "Les droits de la femme sont des droits humains, et il n'y pas de droit plus essentiel que ceux qui concernent la santé. Les femmes du monde entier mérite notre soutien".

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