Les grandes leçons du scrutin au niveau européen

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TOUR D'HORIZON - Les résultats en Europe suivent ce dimanche soir la même tendance que ceux observés en France. La participation n'a pas chuté, malgré les craintes, ce qui n'a pas empêché les partis eurosceptiques de tirer leur épingle du jeu.

L'extrême droite en force
Le résultat le plus spectaculaire, au-delà de la France, se trouve au Danemark. Le Parti populaire danois, formation anti-immigration, est arrivé en tête avec 23 % des voix. L'autre fait marquant s'est déroulé en Autriche, où le FPÖ, qui espère constituer un groupe commun avec le FN, obtient la troisième place avec 19,9 % des suffrages. C'est 7 points de plus qu'en 2009. En Grèce, le parti néonazi Aube dorée arrive en troisième position, avec un score compris entre 9 % et 10 %. Un score qui pourrait lui donner au moins deux députés, une grande première. Au total, près de 130 europhobes pourraient siéger au Parlement.

Plus de participation que prévu

Attendue en baisse en raison de l'euroscepticisme ambiant, la participation s'est finalement maintenue au même niveau qu'en 2009 à l'échelle européenne. Elle a ainsi été de 43,11 % dans l'UE (un point de moins qu'en France). Dans plusieurs grands pays, comme l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, les premiers chiffres indiquaient même une hausse d'environ deux points par rapport à 2009.

Merkel et Renzi rois d'Europe
En léger recul par rapport à 2009, l'alliance conservatrice CDU/CSU d'Angela Merkel est tout de même arrivée en tête en Allemagne avec 36 % des voix, devant le Parti social-démocrate (27,5%). En Italie, le Parti démocrate (centre gauche) du chef du gouvernement italien Matteo Renzi est crédité de 29,5 % à 32,5 % des suffrages. Il devance le Mouvement Cinq Etoiles de l'eurosceptique anti-partis Beppe Grillo (28 %). En revanche, le Premier ministre britannique David Cameron, contrarié par le score historique qui se dessine pour le parti europhobe Ukip, se prépare à un échec.

Quid du président de la commission ?
Le Parti populaire européen est arrivé en tête avec 211 députés élus, selon les premières estimations. Son candidat, Jean-Claude Juncker, devrait logiquement être désigné. "Le PPE est en train de gagner les élections européennes. Et il revendique donc la présidence de la Commission européenne", a d'ailleurs lui-même écrit l'ancien Premier ministre luxembourgeois sur son compte Twitter. Toutefois, le traité de Lisbonne n'oblige pas formellement le Conseil européen à suivre le résultat des élections. Il doit seulement en "tenir compte".

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