Les jeunes filles enlevées par Boko Haram ont été localisées

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NIGERIA – Les 223 jeunes filles retenues captives par l'organisation terroriste Boko Haram ont été localisées, selon l'armée nigériane. Pour le moment, cette dernière a décidé de ne pas intervenir de peur de compromettre la vie des otages.

L'armée nigériane sait désormais où sont retenues les jeunes filles enlevées mi-avril par la secte Boko Haram. L'annonce a été faite lundi soir par le chef de l'état-major des forces armées nigérianes, le maréchal Alex Badeh, alors qu'une marche était organisée jusqu'au QG de la Défense à Abuja. Qualifiant l'opération de "secret militaire", le maréchal a refusé de préciser l'endroit où se trouvaient les 223 adolescentes. Il a cependant affirmé aux manifestants que l'armée avait été confrontée au dilemme d'intervenir pour tenter de libérer les otages, mais avait redouté que cette option ne fasse des victimes. "Nous allons ramener les (jeunes) filles", a toutefois promis le militaire.

Cette avancée dans les recherches menées depuis plusieurs semaines au nord du Nigeria intervient alors que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et Israël ont apporté leur soutien aux forces locales. Des moyens de renseignements ont ainsi été déployés par ces pays pour appuyer les recherches des captives. Opérations de surveillance, déploiement de drones et d'avions-espions, conseils d’experts du renseignement, les moyens engagés sont conséquents.

En "guerre" contre Boko Haram

Après les critiques adressées au président nigérian Goodluck Jonathan, dont la réactivité dans cette affaire a été mise en cause, les choses semblent donc s’accélérer. Et ce, alors que le responsable nigérian a refusé d'accéder aux demandes de Boko Haram qui réclame la libération de membres de l’organisation en échange des jeunes otages.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a récemment placé la secte emmenée par Abubakar Shekau sur la liste noire des organisations terroristes soumises à des sanctions en raison de leurs liens avec Al-Qaïda. En outre, à l'occasion du sommet africain, organisé le 17 mai dernier à Paris sur proposition de François Hollande, le Nigeria et ses voisins ont adopté un plan de "guerre" contre Boko Haram.

Qualifié à l'occasion de cette rencontre de "menace majeure" pour la région, le groupe terroriste semble être à l'origine dimanche de l'attaque meurtrière d'un village chrétien dans le nord-est du Nigeria. Le raid d'hommes lourdement armés à fait au moins vingt morts, selon Abuja.
 

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