Les Occidentaux évoquent de nouvelles sanctions contre la Russie et la Syrie

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INTERNATIONAL - Des rebelles soutenus par la Turquie ont infligé dimanche une défaite à Daech en prenant Dabiq, une ville syrienne symbolique pour les jihadistes. Dans le même temps, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont déclaré envisagé d'imposer de nouvelles sanctions économiques ciblées contre la Syrie et son allié russe tout en appelant Moscou à contribuer à mettre fin au conflit syrien.

Daech cède du terrain en Syrie. Dimanche 16 octobre, des rebelles soutenus par la Turquie se sont emparés de Dabiq, ville proche de la frontière turque selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Cette défaite a une forte portée symbolique pour les jihadistes : située au nord-est d’Alep et à une dizaine de kilomètres de la frontière turque, Dabiq est présentée par Daech comme le site de l’ultime bataille avant l’apocalypse entre musulmans et "infidèles" et a donné son nom à l’un des principaux organes de propagande du groupe.

Le même jour, le ton est monté à Londres (Royaume- Uni) à l'encontre du régime de Bachar-al-Assad et de son allié russe à l'occasion d'une réunion sur la Syrie en présence des nations soutenant la rebellion syrienne, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Pour cause, ces deux derniers ont averti que les pays occidentaux envisageaient de nouvelles sanctions économiques ciblées contre la Syrie et la Russie en réaction au siège d'Alep. "Nous envisageons des sanctions supplémentaires et nous voulons nous montrer clairs. Le président Obama n'a exclu aucune option pour le moment", a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry à l'issue de la réunion.

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    S'il a précisé que le président américain n'excluait aucune option, John Kerry a minimisé la possibilité d'une action militaire, ajoutant qu'il était de son devoir d'épuiser toutes les solutions diplomatiques. "Nous discutons de tous les mécanismes à notre disposition mais je ne vois nulle part en Europe un grand appétit pour partir en guerre", a-t-il ajouté après cette rencontre auquelle assistait également le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson. Ce dernier a indiqué que de "nombreuses mesures supplémentaires" avaient été proposées "contre le régime et ses soutiens". 

    "La solution devra venir de ceux qui commettent ces actes, à savoir en très large partie le régime Assad et ceux qui le manipulent, les Russes et les Iraniens", a-t-il poursuivi. "Le moment est venu pour eux de faire preuve de grandeur, de sens des responsabilités, de leadership." Il pourrait ansi être question de créer des zones de non-bombardement à Alep, alors que les Occidentaux  continuent d'accuser la Russie de crimes de guerre en Syrie, en particulier en bombardant Alep sans discernement. 

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