Libération de Bowe Bergdahl : un effet Homeland sur les médias américains ?

Libération de Bowe Bergdahl : un effet Homeland sur les médias américains ?

ETATS-UNIS - Le soldat américain libéré la semaine dernière n'a pas montré d'intérêt pour l'islam. Un point qui a retenu l'attention des médias américains, soulignant l'influence de la série Homeland qui retrace le parcours d'un ancien combattant américain converti à l'islam radical.

La série Homeland influencerait-elle les médias ? Alors que le soldat américain Bowe Bergdahl a été libéré la semaine dernière après cinq ans de captivité en Afghanistan, un point a particulièrement intéressé les médias : son rapport à la religion musulmane. Difficile de ne pas y voir l'empreinte de la série à succès produite par la chaîne Showtime, qui relate le retour au pays d'un soldat américain.

Inspirée d'une série israélienne, l'intrigue d'Homeland réside dans le double jeu du personnage principal,  ayant embrassé la cause de l'islam radical après huit ans de captivité en Irak. Dans le cas de Bowe Bergdahl, si ses geôliers lui ont fourni des livres sur l'islam, il n'a pas semblé intéressé. "Il passait plus de temps à jouer au badminton ou à aider à préparer les repas", a ainsi expliqué un commandant pakistanais du réseau Haqqani, puissante branche des talibans très liée à Al-Qaïda, interrogé par l'AFP.

Il fêtait Noël dans sa prison

Et même en se familiarisant avec la culture du pays, apprenant à parler couramment le dari (persan) et le pachto (langue de l'ethnie pachtoune dont sont issus la majorité des talibans), il a tenté vaille que vaille de maintenir le lien avec son éducation chrétienne. Le natif de l'Idaho mettait ainsi un point d'honneur à célébrer les fêtes religieuses comme il le faisait chez lui, selon la même source. "Il n'en manquait aucune. Il parlait à ses gardiens de Noël et de Pâques des semaines à l'avance, et les fêtait avec eux".

Un attachement à sa culture d'origine qui ne l'empêchait pas de porter un regard critique sur cette guerre. Dans des mails adressés à ses parents avant sa capture et publiés par le magazine américain Rolling Stone , le jeune homme confie ainsi "avoir honte d'être Américain", devant la politique menée en Afghanistan par les Etats-Unis. Suffisant, visiblement, pour jeter le trouble.

EN SAVOIR + > Afghanistan : un soldat américain libéré après cinq ans aux mains des talibans

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