Libye : face à Daech, six pays demandent la formation d'un gouvernement d'union nationale

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CONFLIT - Dans un communiqué commun, les Etats-Unis, suivis de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne et de la Grande-Bretagne dénoncent également les actes "barbares" commis par le groupe Etat Islamique en Libye.

Après 12 nouvelles décapitations à Syrte par le groupe Etat islamique en Libye ce week-end, six pays (les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne) ont dénoncé dimanche 16 août au soir dans un communiqué commun les actes "barbares" commis par Daech en Libye. Alors que le pays voisin de la Tunisie et de l'Egypte est en plein conflit entre groupes armés rivaux depuis 2011, ils appellent les parties rivales à s'entendre sur un gouvernement d'union nationale.

Depuis la semaine dernière, des violents combats ont en effet éclaté dans la ville de Syrte (nord), aux mains de Daech depuis juin, des habitants aguerris ayant pris les armes pour tenter de déloger l'EI. Les combats ont fait des dizaines de morts et les jihadistes ont exécuté au moins 34 personnes."Nous sommes profondément préoccupés par les informations selon lesquelles ces combattants ont bombardé des zones densément peuplées de la ville et ont commis de façon indiscriminée des actes de violence pour terroriser la population libyenne", poursuit le communiqué commun publié tard dimanche soir par le département d'Etat américain.

Un pays en proie au chaos depuis 2011

En proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices et compte deux Parlements et deux gouvernements qui se disputent le pouvoir. Des pourparlers organanisés sous l'égide de l'ONU depuis plusieurs mois pour parvenir à un accord afin d'installer un gouvernement d'union nationale n'ont jusqu'à présent pas abouti. 

De son côté, le gouvernement libyen basé dans l'est du pays, seul reconnu par la communauté internationale,  a appelé les pays arabes à l'aide contre le groupe Etat islamique , réclamant des frappes contre les positions de l'organisation djihadiste dans la cité de Syrte. Or, les six pays signataires du communiqué soulignent dans le même temps qu'il "n'y a pas de solution militaire au conflit en Libye". Les Etats de la Ligue arabe doivent, eux, étudier mardi en réunion extraordinaire cette demande du gouvernement libyen.

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