"L’interview qui tue" : la Corée du Nord compare Barack Obama à "un singe"

"L’interview qui tue" : la Corée du Nord compare Barack Obama à "un singe"

BRAS DE FER - La Corée du Nord a qualifié samedi le président américain Barack Obama de "singe" et menacé les Etats-Unis de "coups mortels" pour avoir encouragé la diffusion au cinéma et sur Internet de "L’interview qui tue".

Pyongyang voit rouge. La Corée du Nord n’a pas mâché ses mots samedi contre Barack Obama, estimant que le président américain a encouragé la diffusion du film "L’interview qui tue" au cinéma et sur Internet . Barack "Obama est toujours imprudent en paroles et en actes comme un singe dans une forêt tropicale", a affirmé la Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC), accusant le président américain d’avoir incité les salles de cinéma à mettre à l’affiche le jour de Noël cette comédie parodiant le leader nord-coréen.

LIRE AUSSI >> Pirate de Sony : la passe d'armes se poursuit entre les Etats-Unis et la Corée du Nord

Pyongyang a également accusé les Etats-Unis d’avoir privé la Corée du Nord de connexion Internet lundi pendant neuf heures et à nouveau brièvement mardi . "Si les Etats-Unis continuent à être arrogants, despotiques et à utiliser des méthodes de gangster en dépit des avertissements répétés (de la Corée du Nord, ndlr), ils devront garder à l’esprit que leurs actions politiques ratées entraîneront inéluctablement des coups mortels", a affirmé un porte-parole. La Corée du Nord avait de nouveau été victime d'un arrêt d'Internet dans la journée de samedi. Selon la société américaine de cybersécurité Dyn Research, cette coupure a duré cinq heures.

Le carton de "The Interview"

Les studios Sony ont fait un mois plus tôt l’objet d’une attaque informatique massive que le FBI a attribuée après enquête à la Corée du Nord. Pyongyang, qui s’était ouvertement déclaré hostile à la sortie de "L’Interview qui tue !", a nié être à l’origine de l’attaque. Face à ce piratage et surtout aux menaces qui l’accompagnaient, Sony a dans un premier temps annulé la sortie du film prévue le 25 décembre. Barack Obama a regretté cette décision et répété à plusieurs reprises que Sony n’aurait pas dû céder aux menaces.

Sony a finalement fait volte-face et décidé de sortir le film dans quelque 300 salles aux Etats-Unis le jour de Noël comme prévu initialement, et sur Internet dès le 24 décembre. Le film, qui avait été plutôt mal reçu par les critiques, a engrangé un million de dollars le jour de sa sortie. Il a également été téléchargé illégalement plus de 750.000 fois.

EN SAVOIR + >> "L'interview qui tue" : un million de dollars engrangé dès le premier jour
 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Proche-Orient : Biden exprime son soutien au cessez-le-feu auprès de Netanyahu

Gérald Darmanin s'invite à la manifestation des policiers devant l'Assemblée le 19 mai

EN DIRECT - Covid-19 : "La France était mal préparée" pour cette crise, estime l'épidémiologiste Didier Pittet

La Commission européenne préconise-t-elle réellement de fixer la retraite à 70 ans ?

Paiements en ligne par carte bancaire : ce qui change depuis ce week-end

Lire et commenter

LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.