Londres : la sortie de Julian Assange de son ambassade “très difficile”

International
DirectLCI
ROYAUME-UNI - Le fondateur de WikiLeaks avait annoncé lundi qu’il quitterait “sous peu” l’ambassade d’Équateur à Londres. Mais, selon son avocate, la situation complexe dans laquelle il se trouve rend son avenir très flou.

Une avocate de Julian Assange a jugé “très difficile”, ce mardi, de savoir quand son client quittera l’ambassade d’Équateur à Londres où il vit reclus depuis 26 mois, en raison du “grand nombre” de procédures judiciaires en cours dont il fait l’objet.

Lors d’une conférence de presse lundi matin, le fondateur de WikiLeaks avait annoncé qu’il envisageait de sortir sous peu du bâtiment diplomatique. Les médias britanniques avaient relayé la rumeur d’un départ en raison de problèmes cardiaques nécessitant une prise en charge à l’hôpital. Information immédiatement démentie par l’intéressé, cheveu mi-long et courte barbe blonde : “Je quitterai bientôt l’ambassade d’Équateur, mais pas pour les raisons évoquées par la presse.” Sans autre précision.

Risque d’extradition aux États-Unis

Assis à ses côtés, le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, avait estimé que “la situation devait se terminer. Deux ans, c’est très long. Il est temps de libérer Assange. Il est temps que ses droits humains soient respectés”. Tout en précisant : “Nous allons continuer à lui offrir notre protection.”

Selon l’avocate du reclus, Jennifer Robinson, “il est très difficile de donner un calendrier” pour sa sortie de l’ambassade tant qu’il n’aura pas reçu la garantie de ne pas être extradé aux États-Unis. Il partira “dès qu’auront été négociées les conditions permettant à Julian de quitter l’ambassade avec l’assurance que l’asile politique dont il bénéficie, et qui le protège du risque d’extradition vers les États-Unis, sera respecté”, a-t-elle expliqué à la chaîne australienne ABC. “Et ce n’est toujours pas le cas”, a-t-elle précisé. 

Retranché dans l’ambassade équatorienne de Londres, où il a obtenu l’asile politique depuis juin 2012, Julian Assange serait arrêté par les forces de l’ordre stationnées devant le bâtiment s’il en sortait, a prévenu Scotland Yard, le quartier général de la police londonienne. Le fondateur de WikiLeaks, âgé de 43 ans, est menacé d’extradition vers la Suède pour plusieurs infractions sexuelles qu’il a toujours niées. Il redoute d’être déporté in fine aux États-Unis, où il devrait répondre de la publication par son site de centaines de milliers de documents secrets du gouvernement et de l’armée américaine.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter