L'ONU adopte une résolution pour la paix en Syrie

L'ONU adopte une résolution pour la paix en Syrie

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PROCHE-ORIENT - Votée à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nation unies, cette résolution prévoit notamment la mise en place d'un cessez-le-feu et de négociations entre pouvoir et opposition début janvier pour mettre fin à quatre ans et demi de conflit.

Pour le secrétaire d'Etat américain John Kerry, c'est "un message clair à tous pour dire qu'il est temps de mettre fin aux tueries en Syrie". Ce vendredi 18 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a en effet adopté à l'unanimité des quinze membres une résolution pour soutenir la paix en Syrie. Il s'agit également de "la première résolution qui se concentre sur les moyens politiques de résoudre la crise", pour le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

La résolution envisage notamment que se tiennent "au début janvier" des négociations entre pouvoir et opposition pour mettre fin à quatre années et demie de guerre et amener à un processus de transition politique, et que s'instaure simultanément un cessez-le-feu sur l'ensemble du territoire syrien. "En janvier nous espérons être en mesure d'appliquer un cessez-le-feu complet, ce qui veut dire plus de largages de barils d'explosifs, plus de bombardements, plus de tirs ni d'attaques d'un côté comme de l'autre", a déclaré John Kerry après le vote. Mais cette résolution ne s'appliquera aux opérations contre le groupe Etat islamique et le front Al-Nosra. 

"Mécanisme de surveillance" du cessez-le-feu

La résolution demande à l'ONU de préparer dans un délai d'un mois des "options" pour mettre en place un "mécanisme de surveillance et de vérification" du cessez-le-feu. Puis, elle "entérine les déclarations de Vienne", la feuille de route mise au point par les grandes puissances lors de leurs réunions en octobre et novembre dernier. Outre la rencontre opposition/régime et un cessez-le-feu, la feuille de route de Vienne prévoit la mise en place d'un gouvernement de transition dans les six mois, ainsi que des élections dans les 18 mois. 

Et elle pose la question du départ de Bachar-al-Assad. Plus tôt dans la journée, à l'occasion de sa dernière conférence de presse de l'année, le président américain Barack Obama avait réaffirmé que son homologue syrien devait quitter le pouvoir pour parvenir à la paix. "Aux yeux de son pays, il a perdu toute légitimité", a ainsi déclaré Barack Obama, pour qui "vous ne pouvez pas mettre fin à la guerre civile tant que vous n'avez pas de gouvernement considéré comme légitime par la majorité de ce pays".

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