Luka Magnotta fait appel : "le dépeceur de Montréal" réclame un nouveau procès

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CANADA - Il avait un mois pour faire appel. L'avocat de Luka Magnotta, condamné le 23 décembre à la prison à perpétuité assortie d'une peine incompressible de 25 ans pour avoir assassiné et dépecé un étudiant chinois à Montreal, a fait appel. Il demande la tenue d'un nouveau procès.

Il avait reconnu le meurtre de Jun Lin mais avait plaidé non coupable, invoquant la "démence" au moment des faits. Un mois après sa condamnation à perpétuité assortie d'une peine incompressible de 25 ans, Luka Magnotta dit "le dépeceur de Montreal" a fait appel lundi.

Son avocat réclame un nouveau procès, arguant notamment un verdict "déraisonnable et non appuyé par des preuves". Son client, âgé de 32 ans, avait admis avoir tué son partenaire sexuel d'un soir, un étudiant chinois de 33 ans, en mai 2012. Il avait ensuite dépecé son corps et envoyé des colis contenant des morceaux du cadavre à des hommes politiques dont le Premier ministre canadien ainsi qu'à deux écoles. Sur Internet, il avait diffusé une vidéo de son crime avant de prendre la fuite en Europe. Sa traque avait duré dix jours jusqu'à son arrestation dans un cybercafé de Berlin.

Examen le 18 février

Dans son appel déposé lundi, son avocat a relevé plusieurs motifs permettant, selon lui, la tenue d'un nouveau procès. Entre autres, "les erreurs" du juge Cournoyer qui n'avait pas révoqué le juré "malgré l'existence raisonnable de crainte de partialité", ou avait mentionné dans ses instructions avant le délibéré un courrier électronique d'un journal laissant penser que le meurtre était prémédité.

Au terme de plusieurs jours de délibéré, le juré avait rejeté les arguments de la défense assurant qu'il était en proie à des "troubles mentaux" au moment des faits et l'avait déclaré responsable de l'assassinat. Il avait également reconnu coupable d'outrage à cadavre, production de matériel obscène, et harcèlement du Premier ministre et plusieurs membres du Parlement. L'appel devrait être examiné à Montréal le 18 février.

EN SAVOIR + >> Retrouvez notre dossier sur l'affaire Luka Magnotta

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