Lutte contre Daech : cinq choses à savoir sur le Charles-de-Gaulle

Lutte contre Daech : cinq choses à savoir sur le Charles-de-Gaulle

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MARINE - Le porte-avions Charles de Gaulle a appareillé mercredi du port de Toulon pour se rendre en Méditerranée orientale dans le cadre de l'offensive française contre Daech. Selon le ministre de la Défense, il sera opérationnel lundi et va multiplier par trois la capacité de frappes aériennes des forces françaises en Syrie. Zoom sur le fleuron de la marine française.

Une effort militaire de plus dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak. La France a engagé mercredi son porte-avions Charles-de-Gaulle dans les opérations menées par la coalition internationale pour lutter contre les djihadistes. Selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le bâtiment de guerre français sera opérationnel lundi pour mener des frappes contre l'organisation djihadiste. Il doit multiplier par trois les capacités aériennes françaises dans la région. Voici cinq choses à savoir sur le Charles-de-Gaulle, fleuron de l'armée française.

2.000 personnes à bord
L'unique porte-avions de l'armée française a été mis en service en 2001, pour remplacer le Clémenceau. Sa durée de vie prévue est de 40 ans. Ce porte-avions nucléaire nouvelle génération mesure 261,5 mètres de longueur, 64,36 mètres de largeur et peut loger environ 2.000 personnes. Capable d'atteindre une vitesse moyenne de 22 noeuds, il peut se déplacer de 1.000 km par jour.

Le Charles-de-Gaulle ne part jamais seul
Le porte-avions français ne se déplace jamais seul. Il fait partie d’un groupe aéronaval composé d’une frégate aérienne, d’une frégate sous-marine, d’un pétrolier-ravitailleur et d’un sous-marin nucléaire d’attaque. Cela représente 700 marins de plus (donc 2.700 au total pour le groupe aéronaval). A bord du porte-avions, une quarantaine d’avions de combat sont capables de mener une centaine de raids chaque jour. Ces derniers doivent renforcer les moyens de l'armée de l'air déjà présente dans la région pour lutter contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak..

Une vitrine de la Défense et un outil de propagande
Depuis sa mise en service il y a 14 ans, ce fleuron technologique a participé à plusieurs opérations d'envergure, dont l'Afghanistan et la Libye. Le déploiement du porte-avions est aussi une manière pour la France d'affirmer sa puissance. Sur la base militaire d'Istres en début d'année, François Hollande avait assuré qu'il ne fallait pas "baisser la garde" en matière de dissuasion nucléaire. "Le contexte national n'autorise aucune faiblesse", avait notamment martelé le chef de l'Etat.

"La force aéronavale nucléaire, mise en œuvre depuis le porte-avions Charles de Gaulle, offre d’autres modes d’actions" que la force océanique, avait alors expliqué le chef de l'Etat. "La composante aéroportée donne, en cas de crise majeure, une visibilité à notre détermination à nous défendre, évitant ainsi un engrenage vers des solutions extrêmes".

Un renfort pour la coalition internationale
Le Charles-de-Gaulle a quitté Toulon mercredi pour gagner la Méditerranée orientale afin de mener l'offensive contre Daech en Syrie et en Irak. Dans un premier temps, le fleuron de la marine française doit rester dans cette zone proche des côtes syriennes avant de se rendre dans le golfe Persique, comme il l’avait déjà fait en début d’année. Là, il devrait rejoindre le porte-avions américain USS Carl Vinson.

Côté aviation, le navire transporte douze Rafale et neuf Super Étendard. De quoi renforcer considérablement le dispositif déjà présent dans la région, composé de neuf Rafale, stationnés aux Emirats, et six Mirage 2000D, en Jordanie.

Un coup de pouce pour vendre des Rafale
Après sa mission dans le Golfe en janvier, le porte-avions avait mis le cap sur l'océan Indien pour participer à l'exercice aéromaritime franco-indien Varuna, au large de l'Inde. Une manière de démontrer notamment l'efficacité des chasseurs Rafale à l'Inde, avec qui les négociations pour l'achat de 36 de ces appareils se poursuivent.


 

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