"C'est la pire merde que j'ai pu voir" : être journaliste au cœur de la bataille de Mossoul

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La bataille de Mossoul

DE L’INTÉRIEUR - Depuis le 17 octobre, l’armée irakienne a lancé une offensive pour reprendre la ville de Mossoul au groupe Etat islamique. Les rares reporters présents font vivre cette guerre de l’intérieur, au péril de leur vie.

"Putain. C’est la pire merde que j’ai pu voir". C’est un récit brut, rythmé, où les événements sont décrits minute par minute avec des mots simples mais percutants, traduisant autant la scène qui se déroule que le ressenti de son auteur. Reporters de guerre pour CNN, Arwa Damon et Brice Lain font partie des rares journalistes présents au cœur de la bataille de Mossoul. Vendredi 4 novembre, accompagnant un bataillon de l’armée irakienne, ils se retrouvent encerclés pendant 28 heures, à attendre des renforts. Le récit d'Arwa Damon, que publie CNN, témoigne du danger qu’encourent les reporters pour informer et raconter la réalité de la guerre.

Le silence. C'est plus effrayant que les tirs.Arwa Damon

Le texte nous emmène dans les rues de Mossoul et nous plonge en pleine guerre. Aux descriptions très factuelles - "la radio nous informe de la présence d'une voiture piégée" ; "les tirs se font plus intenses, des grenades tombent dans la rue juste derrière nous" - se mêlent les impressions et les ressentis de la journaliste : "Le silence. C'est plus effrayant que les tirs" ; "Même dans les pires moments, les gens qui n'ont rien donnent tout" ; "J'ai besoin de pisser" ; "Le temps s'écoule très lentement". Grâce au style et au rythme du récit, le lecteur partage l'immersion des reporters, leurs doutes, leur peur.

Résistance

Dans une vidéo publiée sur le compte twitter du journaliste AFP David Juvanovic, on distingue un groupe de reporters échapper de peu à la mort, lorsqu’une voiture piégée explose à quelques mètres d’eux. Malgré les secousses, les journalistes de la BBC arabe continuent de filmer et de photographier, offrant aux spectateurs des images très fortes.

A l'instar du reportage du Monde, aux côtés de la Division d'or irakienne, les journalistes présents à Mossoul permettent de rendre compte de la violence des combats de l'intérieur, à proximité des soldats et des civils retenus dans la ville. Tous traduisent la forte résistance des djihadistes de Deach, qui tentent de garder leur dernier grand bastion en Irak, répondant à l'appel d'Abou Bakr al-Baghdadi, calife autoproclamé de l'organisation terroriste.


Les combats pourraient durer de longues semaines. 

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