Lutte contre Daech : François Hollande et Barack Obama rappellent Poutine à l'ordre

Lutte contre Daech : François Hollande et Barack Obama rappellent Poutine à l'ordre
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ANTITERRORISME - Après avoir reçu son homologue russe ce vendredi 2 octobre à Elysée, le président de la République a expliqué lui avoir rappelé le véritable objectif des attaques aériennes en Syrie. Le président américain a, lui, estimé que les frappes russes étaient "contre-productives".

Un message ferme. C'est ce qu'a délivré François Hollande à Vladimir Poutine, qu'il recevait ce vendredi 2 octobre à l'Elysée, à l'occasion d'un sommet quadripartite, en compagnie des chefs d'Etat ukrainien et allemand pour débattre de la situation en Ukraine.

"Concentrer les efforts russes sur Daech"

"Ce que j'ai rappelé à Vladimir Poutine, c'est que les frappes doivent concerner Daech et uniquement Daech." Une discussion qui intervient dans un contexte de frappes aériennes en provenance du Kremlin en Syrie. La Russie, qui a annoncé avoir frappé les positions de l'organisation Etat islamique en Syrie en début de semaine, ne se serait, en vérité, pas contentée de frapper les djihadistes.

Dans une déclaration commune , la France, l'Allemagne, le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont fait part de leur "vive inquiétude" sur le sujet. Les sept pays, alliés dans la lutte contre l'EI, accusent la Russie d'avoir tué des civils dans des tirs qui "ne visaient pas Daech". Avant de demander instamment au Kremlin de cesser "immédiatement ses attaques" et de "concentrer ses efforts" sur les terroristes islamistes.

Pour Obama, les frappes russes sont "contre-productives"

Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche ce vendredi, le président américain Barack Obama a également estimé que l'approche de la Russie en Syrie était vouée à l'échec et ne peut mener qu'au "désastre". Les frappes aériennes de Moscou "contre l'opposition modérée (syrienne) vont être contre-productives", a ajouté le président américain qui a jugé "possible" de trouver avec Moscou une solution politique si la Russie reconnaît "qu'il doit y avoir un changement de gouvernement" en Syrie. 

Mais même si la Russie a fait état de six frappes, ce vendredi, contre les positions syriennes du groupe Etat islamique, les accointances de Moscou avec le régime de Bachar el-Assad lèvent de véritables doutes sur les intentions des Russes sur ce territoire. D'où le côté impératif dans le message transmis par François Hollande à Vladimir Poutine.

EN SAVOIR + >> L'intervention russe en Syrie embarrasse beaucoup Washington

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