Lutte contre Daech : Obama-Poutine, la coopération glaciale

Lutte contre Daech : Obama-Poutine, la coopération glaciale
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SYRIE - Au cours d’une rencontre inédite depuis deux ans, marquée par des échanges très froids, les présidents américains et russes ont affiché leurs divergences sur le règlement du conflit syrien. Mais amorcé un pas vers des efforts communs contre l'Etat islamique.

Après la guerre froide, la coopération glaciale. Si l’urgence de la situation en Syrie les a obligés à se parler en face-à-face – une première depuis 2012 – Barack Obama et Vladimir Poutine n’ont pas mis beaucoup plus que les formes et ont largement affiché leurs désaccords, mardi à l’ONU. En particulier sur le règlement politique du conflit syrien et sur le sort de l’actuel leader syrien Bachar al-Assad.

Symbole de ce dialogue délicat, la poignée de main, courte et tout juste polie, par laquelle a débuté leur entretien. Pire, si les deux chefs d’Etat ont par la suite trinqué au cours du repas, Barack Obama n’a pas manqué d’afficher  un masque grave, à la limite du mépris, à l’attention des photographes, tandis que Vladimir Poutine le regardait avec un léger sourire. Ambiance.

"Large coalition antiterroriste"

C’est que tous deux, à la tribune de l’ONU, se sont mutuellement accusés d’avoir fait monter les tensions dans la région. Et le président russe envoyant paître Obama et Hollande sur la question du départ de l’actuel leader syrien Bachar al-Assad : "J'ai le plus grand respect pour mes homologues américain et français, mais ils ne sont pas des ressortissants syriens et ne doivent donc pas être impliqués dans le choix des dirigeants d'un autre pays". Barack Obama avait auparavant dénoncé la logique (russe) consistant à soutenir un "tyran" qui massacre des enfants innocents" sous prétexte que l'alternative "serait pire".

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Signe d'un léger progrès, toutefois : Vladimir Poutine n’a pas exclu d'agir dans le cadre d’une “large coalition antiterroriste” semblable à "celle contre Hitler" au cours de la Seconde Guerre mondiale. Et un responsable américain a souligné la “volonté partagée” de trouver des réponses face à la guerre en Syrie. Mais le chemin vers une réponse commune semble encore très long.

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