Lycéennes enlevées : un plan de "guerre" contre Boko Haram adopté à Paris

Lycéennes enlevées : un plan de "guerre" contre Boko Haram adopté à Paris
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NIGERIA – François Hollande, qui accueillait ce samedi 5 chefs d'Etat africains pour évoquer la menace terroriste de Boko Haram, a annoncé une série de mesures pour lutter contre le groupe islamiste.

"Nous sommes là pour déclarer la guerre à Boko Haram." Paul Biya, le président de Cameroun, a ainsi résumé l'objectif du mini-sommet international qui s'est tenu samedi à Paris. François Hollande a reçu à l'Elysée les présidents du Nigeria, du Cameroun, du Niger, du Tchad et du Bénin, ainsi que des représentants des Etats-Unis et de l’Union européenne, afin de décider un plan de lutte contre secte islamiste qui a enlevé 223 lycéennes au Nigeria il y a un mois.

"Boko Haram n'agit pas seulement au Nigeria. C'est une menace pour l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest et maintenant pour l'Afrique centrale, avec des liens établis avec Aqmi et d'autres organisations terroristes", a lancé François Hollande au sortir de la réunion. En effet, dans la nuit de vendredi à samedi, l'organisation islamiste a lancé une attaque contre un site de construction chinois dans le nord du Cameroun, kidnappant 10 travailleurs chinois et tuant un militaire camerounais (voir encadré).

Un plan d'action global

Les dirigeants réunis à Paris sont tombés d'accord sur une série de mesures destinées à lutter contre le groupe mené par le terrifiant Aboubakar Shekau . "Nous avons décidé d'un plan d'action global pour la région [de l'Afrique de l'ouest]", a déclaré le président français, avant d'en détailler le contenu. Ce plan comprend ainsi une coordination des services de renseignement, une surveillance accrue aux frontières et une capacité d'intervention au besoin. "Nous voulons mieux connaître, surveiller, dissuader et intervenir si nécessaire", a-t-il ajouté. François Hollande a néanmoins exclu catégoriquement une intervention militaire française au Nigeria.

Concernant les filles enlevées dans une école de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, le président nigérian Goodluck Jonathan s'est dit "pleinement engagé" pour les retrouver. Ce rapt massif et les vidéos qui ont suivi , dans lesquelles Aboubakar Shekau menace de marier de force les jeunes femmes ou d'en faire des esclaves, ont suscité un mouvement d'indignation mondiale , notamment autour du hashtag #BringBackOur Girls.

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