Macron se rendra au Rwanda fin mai pour "écrire une nouvelle page"

Emmanuel Macron et Paul Kagame, à l'Elysée, le 17 mai 2021.

VISITE - Au lendemain de l’invitation de Paul Kagame à "aller de l’avant" dans les relations entre son pays et la France, le président de la République a annoncé qu’il se rendrait au Rwanda "à la fin du mois de mai".

Vingt-sept ans après le génocide rwandais qui a coûté la vie à 800.000 personnes, à majorité tutsies, c’est une visite hautement symbolique qu’a annoncée ce mardi le président de la République. En marge d’un sommet sur les économies africaines à Paris, auquel assistait son homologue Paul Kagame, Emmanuel Macron a déclaré qu’il se rendrait dans le pays d’Afrique de l’Est "fin mai", afin "d'écrire une nouvelle page de la relation" entre les deux Etats.

La veille, le président rwandais avait estimé au cours d’une interview pour France 24 et RFI que les deux pays "disposaient désormais de bonnes bases" et pouvaient "aller de l’avant". La question du rôle de Paris avant, pendant et après les tueries a longtemps empoisonné le dialogue entre les deux pays, conduisant même à une rupture des relations diplomatiques avec Kigali entre 2006 et 2009.

Des excuses en suspens

Mais la situation a connu une nouvelle évolution avec la publication, en mars, de travaux d’historiens français qui concluent à des "responsabilités lourdes et accablantes" de la France dans les massacres perpétrés entre avril et juillet 1994. Le rapport Duclert pointe également l'"aveuglement" du président socialiste de l'époque, François Mitterrand, et de son entourage face à la dérive raciste et génocidaire du gouvernement hutu, soutenu par Paris.

Le déplacement d’Emmanuel Macron devrait permettre d’aborder des thématiques "à la fois politique, mémorielle mais aussi économique et sanitaire", a déclaré le chef de l’Etat. Ce dernier s’est toutefois gardé de préciser si la France émettrait des excuses, à l’instar de la Belgique en 2000.

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Sur cette question, Paul Kagame a souligné qu’il "apprécierait" le geste, sans l’exiger pour autant. "Je peux m'accommoder" des conclusions du rapport, qui a écarté la "complicité" de la France, avait ajouté celui qui, en 1994, dirigeait la rébellion tutsie qui a mis fin au génocide. 

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