Maintien en vie d'un bébé britannique : l'hôpital qui souhaitait le débrancher veut réexaminer son cas

Maintien en vie d'un bébé britannique : l'hôpital qui souhaitait le débrancher veut réexaminer son cas

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SAUVER CHARLIE – Conformément à ce qu'il avait demandé et suite à une décision de justice, l’hôpital pour enfants de Great Ormond street de Londres devait cesser de maintenir en vie le petit Charlie Gard, un bébé atteint d’une maladie génétique rare. Après avoir reçu de "nouveaux documents", il souhaite désormais que le cas du petit Britannique soit réexaminé. Le pape et Donald Trump avaient notamment envoyé des messages de soutien à ses parents qui se battent pour le garder en vie.

Le cas du petit Charlie Gard, 11 mois, déchaîne les passions. Ce bébé britannique est atteint du syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial, une maladie génétique grave qui s’attaque à son cerveau. L’enfant, mal au point, est désormais incapable de bouger, de pleurer ou de déglutir. Les médecins britanniques ont donc souhaité le débrancher. C’était sans compter sur les parents du petit garçon, Connie Yates et Chris Gard, qui ont remué ciel et terre pour pouvoir emmener leur petit enfant outre-Atlantique suivre un traitement expérimental. 

Le bras de fer a été porté jusque devant la Cour Suprême du Royaume-Uni, le 6 juin, puis devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), le 27 juin. Rien à faire, la justice a tranché en défaveur des parents. Elle a en effet retenu que le traitement américain n’avait pas fait ses preuves.


La décision est tombée et l’hôpital pour enfants de Great Ormond street (Londres) aurait dû cesser de maintenir en vie le petit Charlie. Mais nouveau coup de théâtre, vendredi 7 juillet, lorsqu'il a annoncé vouloir à nouveau faire examiner le dossier. "Deux hôpitaux internationaux et leurs chercheurs nous ont indiqué ces dernières 24 heures avoir de nouveaux éléments pour le traitement expérimental qu’ils avaient proposé", s’est-il justifié dans un communiqué


En début de semaine déjà, alors le respirateur artificiel du petit garçon aurait dû être débranché, les messages publics de deux personnalités avaient relancé le débat et l'hôpital avait choisi de suspendre la procédure. Donald Trump a ainsi indiqué dans un tweet : "Si nous pouvons aider le petit Charlie Gard, comme le demandent nos amis du Royaume-Uni et le Pape, nous serions ravis de le faire". 

La veille, le pape François avait déjà exprimé son soutien aux parents, avant de proposer, le 5 juillet, via l'hôpital romain Bambino Gesu, un établissement pour enfants géré par le Vatican, de soigner Charlie Gard. Proposition que Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères britannique, avait décliné.


Si l’hôpital estime toujours que poursuivre le traitement serait injustifié, en raison des souffrances infligées à l'enfant, il souhaite tout de même retourner devant la justice afin qu’elle prenne en compte les nouveaux éléments reçus. 

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