"Maison de l'horreur" en Californie : "les enfants étaient très pâles", les voisins de la famille Turpin "dévastés"

DirectLCI
TÉMOIGNAGES - Ils ont vécu à côté des années sans se douter de ce qu'il se passait derrière les murs du numéro 160 de cette rue de Perris, en Californie. Les voisins de David Allen et Louise Anna Turpin, qui retenaient captifs leurs 13 enfants âgés de 2 à 29 ans, ont pris la parole dans les médias américains ce mardi.

Leurs propres parents se sont dits "surpris et choqués". Un sentiment partagé ce mardi par les voisins de David Allen et Louise Anna Turpin au lendemain de la découverte à Perris, en Californie, de ce que les médias américains ont appelé "la maison de l'horreur". Il a fallu que l'une des filles, âgée de 17 ans, de ce couple s'échappe et donne l'alerte pour que la police découvre qu'il séquestrait ses 13 enfants, âgés de 2 à 29 ans. La famille donnait pourtant l'impression de vivre comme tout le monde, partageant sur les réseaux sociaux des portraits à 15, tout sourire.


"Je suis très déçue et triste parce que nous n'aurions jamais pensé qu'une telle chose puisse arriver dans notre quartier. C'est un voisinage très sympathique et les gens sont amicaux", commente pour Reuters Ilda Martinez, une voisine de 57 ans. John Brewster, 77 ans et lui aussi du quartier, abonde dans son sens. "Je suis juste triste et dévasté par cette histoire. Je n'arrive juste pas à y croire, que quelqu'un puisse faire quelque chose comme ça, à des enfants innocents. Pourquoi une personne voudrait traiter en traiter une autre comme un chien, un animal ou une chose ?", s'interroge-t-il.

Ils avaient la peau très pâle, comme s'ils n'avaient jamais vu le soleilUne voisine sur CNN à propos des enfants

D'après le témoignage de l'adolescente qui a donné l'alerte, certains de ses frères et soeurs étaient attachés avec des chaînes et des cadenas. D'autres voisins indiquent ainsi à CNN ne jamais avoir vu les plus jeunes enfants de la fratrie. Pour les autres, ils "avaient la peau très pâle, comme s'ils n'avaient jamais vu le soleil". Selon Kimberly Milligan, ils étaient maigres et semblaient souffrir de malnutrition. 


Cette habitante de Perris se souvient d'une scène, à l'époque de Noël il y a deux ans, alors qu'elle complimentait certains des enfants qui installaient les décorations devant la maison.  "Ils se sont figés", dit-elle, "comme s'ils étaient morts de peur. On voyait qu'ils étaient terrifiés". Elle ne les avait plus revus ensuite. Elle ne les a jamais vus jouer dans le jardin non plus. "Je pensais qu'ils suivaient des cours à domicile. Vous sentez que quelque chose ne va pas mais vous ne voulez pas penser trop de mal des gens", ajoute-t-elle au Los Angeles Times. Une bienséance que certains regretteront peut-être d'avoir eue.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter