Malgré le scandale, Boris Johnson soutient son conseiller Dominic Cummings, accusé d'avoir enfreint le confinement

Après son retour à Londres la veille, le Premier ministre britannique Boris Johnson a fait sa première apparition en public lundi 27 avril 2020.

POLEMIQUE - Le Premier ministre britannique Boris Johnson a décidé dimanche de maintenir à son poste son conseiller spécial Dominic Cummings, accusé d'avoir violé les règles du confinement imposé pour lutter contre le nouveau coronavirus.

Dimanche 24 mai, malgré la polémique, Boris Johnson a choisi de sauver la tête de son conseiller spécial, au cœur d’un scandale depuis le début du week-end, pour n’avoir pas respecté les règles du confinement qu’il avait lui-même contribué à définir.

Dominic Cummings, 48 ans, cerveau de la campagne du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit, est en effet au cœur d'une tempête politique depuis que deux journaux ont révélé vendredi soir qu'il s'était rendu fin mars avec sa femme et leur fils chez ses parents à Durham (400 km au nord-est de Londres), alors qu'il craignait d'être atteint du Covid-19. 

Malgré la déferlante d'indignation et d'appels, y compris dans les rangs de sa majorité conservatrice, pour exiger le départ du conseiller controversé, le chef du gouvernement a estimé que celui-ci avait agi de "façon responsable, légale, et avec honnêteté". "Ce qu'ils ont fait est parfaitement compréhensible", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse.

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Selon Downing Street, Dominic Cummings avait besoin d'aide pour la garde de son fils, alors que sa femme était malade, et la famille a séjourné dans un bâtiment séparé de la propriété.

La polémique a redoublé quand les éditions dominicales du Guardian et du Mirror, à l'origine des premières révélations, ont affirmé que Dominic Cummings avait également été vu à Durham le 19 avril, cinq jours après son retour à Londres pour se remettre au travail après sa guérison. Mais Boris Johnson a estimé que nombre des affirmations relayées dans la presse étaient "manifestement fausses". 

Couacs dans la gestion de la crise

Au Royaume-Uni, deuxième pays dans le monde le plus durement touché par la pandémie avec 36.793 morts - plus de 41.000 en incluant les cas non confirmés -, cette affaire vient s'ajouter aux vives critiques sur sa gestion de la crise du coronavirus.

Avant cette affaire, le Royaume-Uni a connu deux démissions retentissantes pour non-respect du confinement en vigueur depuis le 23 mars. Un influent conseiller scientifique du gouvernement, le Pr Neil Ferguson, avait démissionné après avoir reçu chez lui une femme, présentée comme sa maîtresse. Début avril, la cheffe des services sanitaires écossais, Catherine Calderwood, a quitté son poste après avoir reconnu s'être rendue à deux reprises dans sa résidence secondaire.

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