Mali : 4 soldats français blessés dans une attaque à la voiture piégée , plusieurs victimes civiles

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ATTAQUE - Des soldats français de l'opération Barkhane ont été visés par un véhicule piégé ce dimanche matin dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali. Selon un bilan toujours incertain, on dénombre 4 blessés parmi les soldats, 2 morts et une vingtaine de blessés parmi des civils maliens.

Des militaires français de la force Barkhane (4.000 hommes, NDLR) ont été visés ce dimanche par une attaque dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali. 


Ce dimanche matin, des VBCI (véhicules blindés de combat d'infanterie) de la force Barkhane patrouillaient à Gao.  "Des soldats français ont repéré un véhicule suspect, l’ont pris en chasse", détaille  Serge Daniel, correspondant au Mali de LCI.  "Il y avait au moins quatre blindés français et le véhicule suspect [où il y avait au moins un kamikaze] a foncé sur deux véhicules de Barkhane (…) .Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule suspect s'est, selon les premiers éléments, fait exploser. "L’un des blindés français a alors pris feu", affirme le correspondant. 


Selon une source hospitalière à Gao, "au moins deux civils ont été tués et une dizaine d'autres blessés". A Paris, l'armée française a assuré qu'aucun soldat français n'avait été tué dans cette attaque. Quatre d'entre eux ont été blessés, a signifié à l'AFP l'état-major français des armées dans la soirée.

Simultanément à l'ouverture du sommet de l'Union africaine

La ministre de la Défense Florence Parly a constaté en réaction que "le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali. Des civils ont perdu la vie et des militaires français sont blessés. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Je souhaite un prompt rétablissement à nos soldats. Notre détermination ne faiblit pas." 


Cette attaque survient alors que le sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.
  

Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l'UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.
En fin de sommet, le Président de la République discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott pour lutter contre les djihadistes.

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