Mali : le fils de Sophie Pétronin, la Française otage depuis 3 ans, veut se rendre sur place

International
DirectLCI
DIPLOMATIE - Après avoir accueilli samedi soir les Français libérés au Burkina Faso par l'armée, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a exprimé "une pensée émue" pour Sophie Pétronin. Dénonçant ce qu'il qualifie d'inaction de Paris, le fils de cette Française détenue en otage au Mali depuis trois ans et demi veut quant à lui se rendre sur place.

"Le devoir de l'Etat est d'assurer le sécurité des Français". Depuis la base aérienne de Villacoublay, Jean-Yves Le Drian a profité du retour en France samedi soir des anciens otages enlevés au Bénin et libérés au Burkina Faso pour mettre en garde les voyageurs qui se rendraient dans des zones à risque. 


Le patron de la diplomatie française a aussi eu une "pensée émue" pour Sophie Pétronin, cette Française détenue en otage au Mali depuis trois ans et demi. "Nous nous mobilisons pour elle et j'espère que rapidement elle sera parmi nous", a-t-il affirmé.

Très fatiguée, le visage émacié, dans la dernière vidéo remontant à juin 2018

Sophie Pétronin, à la tête d'une association d'aide à l'enfance, a été kidnappée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, dans le nord du Mali. La dernière vidéo où est apparue la septuagénaire a été reçue mi-juin 2018. Elle y apparaissait très fatiguée, le visage émacié, et en appelait au président Emmanuel Macron. Dans une autre vidéo publiée le 11 novembre, où elle n'apparaissait pas, ses ravisseurs affirmaient que son état de santé s'était dégradé.


Le fils de Sophie Pétronin a, lui aussi, réagi aux événements de ces dernières heures. L'occasion pour Sébastien Chadaud-Pétronin de préciser sur LCI qu'il allait prochainement se rendre au Mali.  

En vidéo

Otages libérés : le coup de gueule du fils de Sophie Pétronin

"Je vais me rendre là bas, j'assume mes responsabilités. Je veux reprendre le dialogue, je veux croire encore possible une trêve, un espoir de libération."

On a laissé quatre mois au chef des armées, Emmanuel Macron, pour reprendre le dossier en main. Je n'ai aucune nouvelle. Et j'ai toutes les raisons de croire aussi par cet enlèvement de deux Français qu'aucune ouverture n'est possible." Et d'ajouter : "Je n'ai aucune preuve de vie récente."

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter