"Le gouvernement a abandonné ma mère", s'indigne le fils de l'otage Sophie Pétronin

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ACTION - La famille de Sophie Pétronin, enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, se dit aujourd'hui "démunie" face à l'absence d'avancées et de preuves de vie. Interrogé par France Bleu Drôme-Ardèche, son fils indique avoir "dépassé le stade de la colère" et être "dans l'action". De son côté, le Quai d'Orsay a fait savoir ce mardi qu'il allait continuer "d'observer la plus grande discrétion sur la situation" de la septuagénaire.

Rien depuis juillet. Aucune nouvelle. "Aujourd'hui, pour tout vous dire, on n'a pas d'avancée, pas non plus de preuve de vie. La seule trace de vie qu'on ait eue, c'est cette vidéo du 1er juillet", a déclaré lundi à l'AFP l'un de ses neveux, Lionel Granouillac. Sophie Pétronin dirigeait une association d'aide aux orphelins quand elle a été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, dans le nord du Mali. Un an plus tard, sa famille se dit "démunie". "Elle a 72 ans, sa santé est un gros point d'interrogation, donc des messages ont été passés (au gouvernement français) disant qu'il fallait peut-être accélérer les choses", a insisté son neveu.  

Ne pas l'oublier

L'objectif numéro un de la famille, qui se "serre les coudes", c'est "qu'on ne l'oublie pas", grâce notamment au comité de soutien www.liberons-sophie.fr. La famille est en contact régulier avec le gouvernement et a été reçue fin novembre par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. "C'était chaleureux, mais en ressortant on n'avait pas d'avancée majeure, ni sur la localisation, ni sur de possibles contacts avec les ravisseurs", a regretté Lionel Granouillac. "On est dans une situation ambiguë, on ne peut pas exclure le gouvernement, on ne peut pas exclure qu'il travaille, ce qu'on attend maintenant, c'est les résultats". 

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"Ils ont pris la décision de ne pas intervenir, c'est clair, le gouvernement a abandonné ma mère", s'est insurgé lundi le fils de Sophie Pétronin, Sébastien Chadaud-Pétronin, confirmant qu'"aucune tentative de rapprochement ou de dialogue avec les ravisseurs n'a été réalisée". "J'ai dépassé le stade de la colère, je suis dans l'action", a-t-il affirmé sur France Bleu Drôme-Ardèche. "Je ne peux pas enlever à ma mère le seul espoir de s'en sortir, même s'il est très faible", a poursuivi celui qui compte "retourner bientôt" sur place, après un premier voyage fin novembre avec du personnel du Quai d'Orsay. Le départ est prévu pour jeudi 28 décembre, selon son cousin Lionel Granouillac.


Ce mardi, malgré ces critiques de la famille, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a fait savoir qu'il allait continuer "d'observer la plus grande discrétion sur la situation de Sophie Pétronin".

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