Mali : le Liptako, cette zone aux confins du pays où sont morts treize soldats français

Mali : le Liptako, cette zone aux confins du pays où sont morts treize soldats français

CONFLIT - Treize militaires français de l'opération Barkhane ont trouvé la mort, dans la soirée, lundi 25 novembre, au Mali, dans la collision de deux hélicoptères. Ils intervenaient dans la Liptako, une zone où la force Barkhane mène des opérations contre les groupes armés terroristes.

C'est au cours d'une "opération de combat" que 13 militaires français ont perdu la vie, ce lundi soir, dans le nord-est du Mali. Un drame – il s'agit du plus lourd bilan humain essuyé depuis le début du déploiement tricolore en 2013 – qui met en lumière le contexte sécuritaire explosif qui règne actuellement au Sahel. Notamment le secteur du Liptako, dans la région de Ménaka, où ces soldats sont morts.

La France a déployé des hommes dans cette zone en 2017, quatre ans après le début de l'intervention au Mali. L'objectif ? Traiter "les ramifications de l’organisation terroriste de cette région, tout en contrant les mouvements transfrontaliers", précise le ministère des Armées sur son site, ajoutant que l'armée malienne participe aux opérations. Ces dernières consistent à "désorganiser les capacités logistiques des groupes armés terroristes", à "nouer des liens de confiance avec la population du Liptako" et à réaliser des "aides médicales, notamment au sein du centre de santé de référence de Ménaka." Autre mission des forces françaises : "Appuyer l’action du gouverneur, représentant de l’Etat malien",  et participer "vertueusement à la sécurisation de la ville" avec des patrouilles.

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Collision d’hélicoptères au Mali : treize militaires français tués

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Une progression des attaques

Environ 500 militaires français seraient dans cette région. Au total, ils sont 4.000 à être mobilisés au Sahel, une région transfrontalière qui traverse l'Afrique d'Ouest en Est et vaste comme l'Europe. Mais malgré les efforts déployés, que ce soit la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et Barkhane, les armées nationales des pays sahéliens semblent incapables d'enrayer la progression des attaques. Quarante-trois soldats maliens ont notamment été tués mi-novembre dans une attaque dans l'est du pays, près de la frontière nigérienne, s'ajoutant à la centaine de militaires maliens morts dans deux attaques djihadistes en un mois cet automne dans les mêmes confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Au mois de novembre, l'armée française avait déjà perdu un soldat au Mali, le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, dans l'explosion d'une bombe artisanale, dont la pose avait été revendiquée par le groupe terroriste de l'Etat islamique dans le Grand Sahara. Lors d'une récente tournée au Sahel, la ministre française des Armées avait prôné la "patience" dans la guerre contre les djihadistes au Sahel. "Barkhane ne s'enlise pas. Barkhane s'adapte en permanence", avait-elle assuré. 

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