Mali : un chef de l'État islamique et deux civils tués par l'armée française

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BARKHANE - L'état-major français a annoncé ce lundi soir avoir tué Mohamed Ag Almouner, l'un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), lors d'une opération menée dimanche dans le nord du Mali. Deux civils ont aussi trouvé la mort lors de ce raid.

L'état-major français a annoncé ce lundi soir avoir tué deux civils et Mohamed Ag Almouner, l'un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), lors d'une opération de l'armée française menée dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali.


"Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d'un membre de sa garde rapprochée. Ils ont découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu'un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés", a détaillé dans un communiqué l'état-major avant d'ajouter : "Ces derniers ont été pris en charge par les équipes médicales de Barkhane."

Une enquête en cours concernant la mort des civils

Toujours selon l'état-major des armées, "une investigation est en cours pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe". Il exprime "ses regrets et présente ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes". "Les critères français d'ouverture du feu sont particulièrement stricts et  visent à éviter les pertes civiles", assure-t-il. "Chaque préparation de mission fait l'objet d'un recueil et d'une analyse d'un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations. La présence avérée de civils à proximité de l'objectif aurait entraîné l'annulation de la mission", insiste-t-il.


Le groupe EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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